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§ 01 · Histoire et genèse

Le Y60 « GQ » (1987-1998) — la rupture des ressorts hélicoïdaux et le Patrol préféré des puristes

Nissan Patrol · depuis 1951 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La première vraie rupture technique de la lignée

Le Y60, commercialisé au Japon sous le nom Safari dès 1987 et sous le nom Patrol sur les marchés export à partir de 1989, constitue le changement le plus radical connu par la gamme depuis 1951 : c'est le premier Patrol à abandonner la suspension à lames au profit de ressorts hélicoïdaux, avec un essieu avant rigide guidé par trois bras et un essieu arrière à cinq bras sur les versions break — un gain de confort et de débattement significatif, sans renoncer aux essieux rigides eux-mêmes (voir Un châssis-échelle sans interruption de 1951 à aujourd'hui pour la continuité du châssis-échelle sur cette période). La direction assistée devient de série, les freins à disque avant et arrière apparaissent sur certains modèles break, et une commande synchronisée de marche arrière améliore l'agrément d'usage quotidien.

Une gamme de motorisations profondément renouvelée

Le Y60 introduit une nouvelle génération de six-cylindres : le diesel turbocompressé RD28T (2,8 l), le diesel atmosphérique puis turbocompressé TD42/TD42T (4,2 l) et les versions essence RB30S (3,0 l, dérivée du moteur de la Skyline) et TB42/TB42E (4,2 l), cette dernière passant à l'injection électronique en 1992 (voir SD33 et TD42 — les diesels increvables qui ont bâti la réputation du Patrol et NAK, NB, NC, P — la lignée fondatrice des six-cylindres essence du Patrol). Plusieurs versions reçoivent un blocage de différentiel arrière à commande électrique ou pneumatique, et certains modèles disposent d'un treuil avant entraîné par prise de force, avec commande directement accessible depuis l'habitacle.

Le modèle « avant tout confort » qui devient malgré lui une référence tout-terrain

Paradoxalement, ce Patrol pensé pour gagner en agrément routier devient l'un des plus appréciés des puristes du tout-terrain, tant au Moyen-Orient qu'en Australie. En Australie, la version GQ signe l'un des grands succès sportifs de la lignée : neuvième place et victoire de catégorie diesel au Paris-Dakar 1987 pour l'équipage espagnol Miguel Prieto/Ramon Termens (voir Du Paris-Dakar à l'Abu Dhabi Desert Challenge — le Patrol en compétition tout-terrain), trois victoires au classement général de l'Australasian Safari (1992, 1993, 1995), et surtout quinze titres consécutifs (1983-1998) au championnat australien de tout-terrain en catégorie série, dont quatorze remportés par le même pilote, Les Siviour. Les moteurs 4,2 litres essence de cette génération restent aujourd'hui particulièrement recherchés par les amateurs de préparation moteur au Moyen-Orient (voir Le TB48 poussé à 1 000 chevaux — la culture de la préparation moteur dans le Golfe).

Un rebadgeage australien resté dans les mémoires

C'est également sur la base du Y60 que Ford commercialise en Australie, de 1988 à 1994, le Ford Maverick — un badge-engineering réciproque puisque Nissan commercialise dans le même temps sous badge Nissan un utilitaire dérivé du pick-up Ford Falcon (voir le détail complet dans Ford Maverick (1988-1994) — le Patrol rebadgé, et la fausse piste de l'International Harvester américain).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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