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§ 01 · Histoire et modèles

2002, la fin sans successeur — le Plan de redressement de Nissan et la fin conjointe de plusieurs coupés sportifs japonais

Nissan Silvia · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La production de la Silvia S15 s'arrête en août 2002. Contrairement à l'arrêt de 1973, qui n'avait interrompu la lignée que temporairement avant son retour triomphal de 1975, cette seconde fin de carrière n'a, à ce jour, jamais été suivie d'une remplaçante directe portant le nom Silvia.

Le contexte financier de Nissan à la fin des années 1990

Pour comprendre cette décision, il faut la replacer dans le contexte plus large de la situation financière très dégradée de Nissan à la fin des années 1990. En mars 1999, le constructeur, alors lourdement endetté, conclut une alliance stratégique avec le français Renault ; quelques mois plus tard, en octobre 1999, le nouveau directeur des opérations Carlos Ghosn dévoile officiellement le « Nissan Revival Plan », un plan de redressement drastique qui prévoit, entre autres mesures, la suppression d'environ 21 000 emplois (14 % des effectifs du groupe) et une réduction du nombre de plateformes techniques utilisées par la marque, de 24 à 15, ainsi que du nombre d'usines, de sept à quatre.

Une rationalisation des plateformes qui n'épargne pas la Silvia

C'est dans ce contexte de rationalisation industrielle que s'inscrit, selon plusieurs sources de presse spécialisée, la décision de ne pas reconduire la plateforme « S » de la Silvia au-delà de la génération S15. Wikipédia formule la cause de façon plus prudente, évoquant simplement un effort de Nissan pour « réduire sa myriade de plateformes », sans citer explicitement le Nissan Revival Plan par son nom — une formulation plus vague que celle de plusieurs sites spécialisés qui, eux, établissent un lien de cause à effet direct et nommé avec le plan de Ghosn. Ce dossier retient les deux niveaux d'information sans les confondre : le fait brut (fin de plateforme dans un contexte de rationalisation) est solidement établi par la source encyclopédique elle-même, tandis que l'attribution nommée à un plan précis relève d'une lecture complémentaire, cohérente avec la chronologie mais moins strictement sourcée.

À ces considérations industrielles s'ajoute un facteur commercial documenté par ailleurs dans ce dossier : le recul des ventes de coupés sportifs compacts au profit des 4x4 et des monospaces au cours des années 1990, qui touche la Silvia dès la génération S14 (voir La S14 (1994-1999) — plus basse, plus large, mais fragilisée par la fiscalité japonaise).

Le nouveau standard maison : la plateforme FM

La suite technique de l'histoire est, elle, parfaitement documentée : à partir des années 2000, Nissan développe une nouvelle architecture unique pour l'ensemble de ses voitures de sport et de ses berlines premium, la plateforme FM (front-midship, moteur avant reculé derrière l'essieu avant). C'est elle qui équipe la Fairlady Z de nouvelle génération (350Z/370Z hors Japon) ainsi que la Skyline V35/V36 (Infiniti G35/G37 en Amérique du Nord) — mais jamais de remplaçante directement badgée Silvia.

Une coïncidence de calendrier frappante avec un rival direct

Fait rarement souligné mais aisément vérifiable : le même mois d'août 2002 voit également s'achever, au Japon, la production de la Mazda RX-7 troisième génération (FD3S), avec sa série finale « Spirit R » — voir la fiche dédiée du dossier mazda-rx7. Silvia et RX-7 avaient toutes deux constitué, chacune à sa manière, l'un des piliers du marché japonais du coupé sportif compact à propulsion des années 1990 ; leur disparition simultanée, pour des raisons propres à chaque constructeur mais dans un contexte de marché largement partagé, marque un tournant générationnel pour l'ensemble de ce segment automobile.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, jdmexport.com, uk.nissannews.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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