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§ 01 · Histoire et modèles

La CSP311 (1965-1968) — le premier coupé Silvia, quasi artisanal, et son étonnante carrière de voiture de police

Nissan Silvia · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Avant de devenir, un quart de siècle plus tard, la voiture de base la plus recherchée de la culture du drift mondial, la toute première Silvia est un objet radicalement différent : un coupé de prestige construit presque à la main, en une poignée d'exemplaires, dont la carrière commerciale se limite pour l'essentiel au marché japonais.

Un projet né des cendres d'une coentreprise avec Yamaha

La genèse de la CSP311 est étroitement liée à un projet resté sans suite, l'A550X, une GT deux places menée en coentreprise avec Yamaha au début des années 1960 sous la supervision du designer consultant germano-américain Albrecht Goertz (déjà auteur de la BMW 507). Ce dossier ne revient pas en détail sur cet épisode et sur la controverse de paternité de design qui l'entoure encore aujourd'hui, déjà traitée en profondeur dans le dossier consacré à la Datsun 240Z (voir genese-datsun-nissan-nom-histoire.md et surtout la fiche dédiée à cette controverse dans ce même dossier). Ce qu'il faut retenir ici : lorsque l'A550X échoue pour des raisons de coût et de motorisation à la mi-1964, les designers maison Kazuo Kimura et Fumio Yoshida, qui avaient travaillé sur ce projet avorté, réorientent une partie de ce travail vers un coupé sport plus modeste, dérivé cette fois de la plateforme de la Fairlady (SP311) plutôt que d'un châssis dédié.

Du Salon de Tokyo à la production quasi confidentielle

Ce coupé fait ses débuts publics au Salon de Tokyo de septembre 1964 sous le nom provisoire de « Datsun Coupé 1500 », comme modèle construit à la main. La version de série, motorisée par le 4 cylindres 1,6 litre Nissan R series à double carburateurs SU (96 ch), entre en production en septembre 1965 sous le nom Silvia (parfois commercialisée « Datsun 1600 Coupé » à l'export) et s'arrête dès 1968. Le chiffre de production tient en un mot : confidentiel. 554 exemplaires au total, la quasi-totalité assemblés à la main à l'usine Nissan Shatai de Hiratsuka (Kanagawa) durant la seule année 1965. La grande majorité reste au Japon ; 49 exemplaires partent en Australie et une dizaine vers d'autres pays, tandis que 4 versions à conduite à gauche sont spécialement construites pour être exposées lors de salons et d'événements en Europe, sans jamais y être commercialisées.

Une voiture choisie pour patrouiller les autoroutes de Tokyo

L'épisode le plus inattendu de la carrière de la CSP311 survient en décembre 1965 : Nissan fournit deux exemplaires à la police métropolitaine de Tokyo pour un usage de patrouille autoroutière. Ces voitures, modifiées sur divers points mais conservant leur moteur de série, deviennent ce que les sources désignent comme la toute première voiture de police japonaise à haute performance — un choix justifié à l'époque par deux arguments très concrets : avec une vitesse de pointe de 165 km/h, la CSP311 est alors la voiture de série la plus rapide produite au Japon, et ses freins à disque lui donnent une capacité de freinage jugée supérieure à celle des véhicules de patrouille existants.

Une confidentialité qui n'empêche pas une empreinte durable

Malgré une carrière commerciale minuscule au regard des générations qui suivront, la CSP311 reste régulièrement citée par la presse spécialisée japonaise comme une référence esthétique : plusieurs articles consacrés à la S13 (1988), génération qui popularisera véritablement le nom Silvia à l'international, notent une filiation stylistique discrète mais assumée avec les lignes de cette toute première voiture, near trois décennies plus tôt.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, zhome.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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