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§ 01 · Histoire et modèles

La S12 (1983-1988) — l'ancêtre direct de l'icône, entre pop-up headlights, V6 américain et racine du tuning japonais

Nissan Silvia · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Produite d'août 1983 à 1988 (1989 pour les tout derniers exemplaires), la S12 est la génération qui installe pour de bon les codes visuels qu'on associera plus tard à la Silvia : phares escamotables, silhouette basse, choix entre un coupé « notchback » et un hatchback dont la ressemblance avec la Toyota Corolla Levin/Sprinter Trueno AE86 à hayon n'échappe à personne à l'époque.

Un nom différent presque à chaque marché

La S12 pousse la logique de nomenclature multiple héritée des générations précédentes jusqu'à son paroxysme. Au Japon, elle reste vendue en parallèle sous les noms Silvia (Nissan Prince Store) et Gazelle (Nissan Store) ; en Amérique du Nord, elle devient la Nissan 200SX ; en Australie, elle reprend le nom Gazelle. Le cas le plus singulier est celui de la Suède, où elle est badgée « 180ZX » plutôt que Silvia : l'importateur suédois de Nissan évite ainsi toute association, même fortuite, avec la reine Silvia de Suède, tout en réutilisant le préfixe « ZX » associé aux Z-cars du constructeur — l'importateur ayant par ailleurs cessé de distribuer la version atmosphérique de la 300ZX (Z31) en Europe à la même période, la Silvia/180ZX en devenant de facto un substitut partiel sur ce marché précis.

Une motorisation qui varie radicalement selon le continent

Sous le capot, la S12 est un véritable carrefour de familles moteur : le 4 cylindres CA18 (atmosphérique ou turbocompressé, avec ou sans double allumage selon les marchés), le CA20E qui remplace les Z-series de la génération précédente en Amérique du Nord, le DOHC FJ20E/FJ20ET hérité de la Skyline DR30 pour les finitions RS/RS-X japonaises et européennes, et — cas unique dans l'histoire de la lignée — un V6 3,0 litres VG30E, partagé avec la 300ZX Z31, proposé sur la finition SE nord-américaine à partir de 1987 (160 ch, puis 165 ch en 1988). Une mise à jour esthétique substantielle intervient en 1986 pour le millésime 1987 (connue sous le nom de « Mark II ») : nouveaux pare-chocs, nouvelle calandre à lattes, et un capot à bossage inversé destiné à loger le V6 fraîchement introduit. Au Japon, le moteur FJ20 cède sa place au CA18DET turbocompressé à double arbre à cames dès 1987.

La racine méconnue du tuning japonais moderne

C'est avec la S12 que germe, discrètement mais durablement, ce qui deviendra plus tard la culture de préparation mondiale associée à la lignée Silvia. Tout au long des années 1980, la S12 dispute la JSS (Japan Supersports Series), un championnat de compétition où les tout premiers grands noms de la préparation automobile japonaise font leurs armes : sur des carrosseries élargies façon « Fisco » chaussées de jantes 15 pouces, les S12 de compétition développent entre 280 et 340 ch à partir des blocs FJ20ET et CA18DET dès 1987 — notamment la « HKS World Trade Silvia », engagée et préparée par les ateliers HKS et Tomei, deux noms qui resteront des références mondiales de la préparation moteur japonaise plusieurs décennies plus tard.

En circuit, la S12 (sous son badge australien Gazelle) permet également au pilote Mark Skaife de remporter le championnat australien de tourisme 2,0 litres de 1987, au volant d'une voiture engagée directement par Nissan Motor Company — un fait d'autant plus savoureux que Skaife deviendra ensuite l'une des plus grandes figures du sport automobile australien, notamment sur Holden V8 Supercars à Bathurst, circuit déjà documenté dans ce corpus à propos d'un tout autre protagoniste nippon (voir le dossier nissan-skyline-gtr/, notamment bathurst-1000-1991-1992-controverse-richards.md, pour un épisode ultérieur et sans rapport direct sur le même circuit).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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