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§ 05 · Culture documentation

De la piste au drag strip — la GT-R comme toile blanche de la préparation mondiale

Nissan Skyline GT-R · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La carrière officielle en compétition de la GT-R s'arrête avec son retrait du Super GT en 2004. Sa carrière officieuse, elle, continue sans interruption jusqu'à aujourd'hui — sur les lignes de départ du drag racing, où des préparateurs du monde entier repoussent sans cesse les records établis par leurs prédécesseurs sur un châssis vieux de plusieurs décennies.

Une base mécanique devenue un standard de préparation mondial

La réputation de robustesse du RB26DETT (voir Le RB26DETT — architecture d'un biturbo pensé pour être poussé bien au-delà de ses réglages d'usine) et la polyvalence de l'ATTESA E-TS en font, dès les années 1990, l'une des bases privilégiées de la préparation automobile à travers le monde — au Japon comme en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni, trois marchés où la voiture a été importée en nombre significatif malgré une diffusion officielle toujours restée marginale. Cette popularité de préparateur explique en partie pourquoi la GT-R continue, plusieurs décennies après sa sortie de production, de battre des records de performance pure — non par la voiture de série elle-même, mais par les versions extrêmement modifiées que des ateliers spécialisés continuent de produire.

Une succession de records du quart de mile en configuration 4 roues motrices

Les records de vitesse en ligne droite associés à la GT-R jalonnent plusieurs décennies et plusieurs continents. En 2007, une R32 préparée par l'atelier néo-zélandais Heat Treatments, pilotée par Reece McGregor, établit un nouveau record mondial du quart de mile en configuration à quatre roues motrices, avec un temps de 7,57 secondes atteignant 305,98 km/h sur la piste de Willowbank Dragway en Australie — améliorant un précédent record déjà détenu par une R33 préparée par HKS. La même voiture repoussera plus tard ce chiffre à 7,53 secondes. La même année, au Royaume-Uni, une R32 de l'atelier RB Motorsport pilotée par Keith Cowie bat le record du 0 à 300 km/h en configuration quatre roues motrices, avec un temps de 12,47 secondes — améliorant lui aussi un précédent record déjà détenu par une autre R32, celle de l'atelier japonais Veilside. En mars 2015, l'atelier néo-zélandais R.I.P.S. établit un nouveau record du quart de mile à 7,32 secondes et 308,91 km/h. En juillet 2020, l'atelier australien Maatouks Racing repousse ce chiffre à 6,47 secondes pour 353,88 km/h — devançant au passage, dans cette même discipline, la génération R35 pourtant bien plus récente et nettement plus puissante de série.

Un châssis qui continue de battre des records plus de trente ans après sa conception

Ce qui frappe dans cette succession de records, c'est leur étalement dans le temps : du premier record documenté en 2007 jusqu'au dernier recensé en 2020, treize années séparent ces performances, sur des châssis R32 et R33 conçus dès la fin des années 1980. Cette longévité compétitive, obtenue exclusivement par la préparation aftermarket plutôt que par un quelconque développement d'usine, illustre la réputation particulière de la plateforme mécanique RB26DETT/ATTESA E-TS dans la communauté mondiale du tuning — une réputation que Nissan elle-même a fini par reconnaître officiellement en relançant, en 2019, une production à petite échelle de blocs RB26 neufs destinés à cette même communauté (voir Le RB26DETT — architecture d'un biturbo pensé pour être poussé bien au-delà de ses réglages d'usine).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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