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§ 12 · Culture documentation

Cinq titres mondiaux en trois ans — NSU et ses pilotes en Grand Prix moto (1953-1955)

NSU Ro 80 · 1967–1977 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Au sommet de sa puissance industrielle motocycliste (voir NSU, pionnier de la moto — du premier vélomoteur au premier rang mondial (1901-1957)), NSU engage une équipe officielle en championnat du monde de vitesse moto — et rafle, entre 1953 et 1955, pas moins de cinq titres mondiaux, un palmarès resté l'un des plus denses de toute l'histoire de la marque.

Werner Haas et le tragique Rupert Hollaus

Le pilote allemand Werner Haas s'illustre particulièrement au guidon de la NSU « Rennmax » (250 cm³, bicylindre à double arbre à cames en tête) et de la « Rennfox » (125 cm³), remportant le championnat national allemand en 1954. La même année, le jeune pilote autrichien Rupert Hollaus, né en 1931 à Traisen, décroche le titre mondial de la catégorie 125 cm³ pour l'écurie officielle NSU — mais n'aura jamais l'occasion de savourer ce succès : il trouve la mort le 11 septembre 1954, à seulement 23 ans, lors d'un accident survenu en compétition, son titre mondial lui étant attribué à titre posthume.

Une pépinière de futurs grands champions

Le palmarès sportif de NSU en Grand Prix moto vaut aussi par les noms qui y figurent, certains n'ayant fait qu'y passer avant de bâtir ailleurs une carrière plus célèbre encore. John Surtees, resté à ce jour le seul pilote de l'histoire à avoir été sacré champion du monde à la fois en moto (plusieurs titres avec MV Agusta) et en Formule 1 (avec Ferrari en 1964), dispute sa toute et unique course sur une NSU lors de la saison 1955, dans la catégorie 250 cm³, où il signe le tour le plus rapide de l'épreuve. Mike Hailwood, l'une des plus grandes légendes du sport motocycliste, court lui aussi un temps sur des NSU (aux côtés de Ducati, MV Agusta, Norton et Triumph au fil de sa carrière), terminant 4ᵉ du championnat du monde 250 cm³ 1958 sur une machine de la marque. On retrouve encore, parmi les pilotes ayant couru pour l'écurie NSU dans ces années, des noms aussi divers que le Britannique Geoff Duke, l'Anglais Reg Armstrong (Irlandais d'origine) ou encore l'Allemand Hermann Paul Müller, pilote polyvalent ayant couru aussi bien en side-car qu'en moto et en automobile.

Un palmarès qui referme une époque

Ces succès sportifs, obtenus au prix d'un engagement en compétition très coûteux pour une entreprise de la taille de NSU, accompagnent le pic industriel de la marque au milieu des années 1950 (350 000 motos produites en 1955, voir NSU, pionnier de la moto — du premier vélomoteur au premier rang mondial (1901-1957)), avant que NSU ne se retire progressivement de la compétition motocycliste officielle à mesure que son attention se porte sur le développement du moteur Wankel et le retour programmé à l'automobile (voir Le retour à l'automobile — la NSU Prinz et sa descendance (1957-1972)). La compétition ne disparaît pas pour autant de l'histoire de la marque : elle renaît, sous une autre forme, avec les succès en tourisme et en course de côte des NSU TT et TTS dans les années 1960 — voir Les NSU TT et TTS en compétition — 29 titres nationaux avant l'heure de la GTI.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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