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§ 01 · Histoire et modèles

Le retour à l'automobile — la NSU Prinz et sa descendance (1957-1972)

NSU Ro 80 · 1967–1977 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Après vingt-cinq ans passés à ne fabriquer que des deux-roues (voir L'interlude NSU-Fiat puis Neckar (1932-1957) — un quart de siècle sans automobile NSU), NSU revient à l'automobile en 1957 avec la Prinz (voir Le retour de NSU à l'automobile — contexte industriel de la genèse de la Prinz (1957) pour un dossier complet consacré à ce modèle et à toute sa descendance), une petite berline à moteur arrière dont l'origine trahit immédiatement l'héritage motocycliste de la marque : son bicylindre à plat refroidi par air de 600 cm³ et 20 PS n'est autre qu'un doublement du monocylindre de la moto NSU Max. La filiation avec la moto reste sensible sur toute la première génération Prinz I/II/III : une mécanique simple, légère, container dans une carrosserie de 3,15 m de long ne pesant guère plus de 540 kg.

De la Prinz au Prinz 1000 : la montée en gamme

La gamme évolue par étapes. La Sport Prinz (1959-1967), un joli coupé dessiné par Bertone — plus précisément par son chef styliste de l'époque, Franco Scaglione, voir Le dessin du Sport Prinz — la signature de Franco Scaglione pour Bertone —, donne à la marque sa première incursion dans le style italien — ce qui alimentera plus tard, à tort selon toute vraisemblance, des rumeurs d'un dessin italien pour la future Ro 80 (voir Le dessin de la Ro 80 — la genèse stylistique de Claus Luthe (1963-1967)). La Prinz 4 (1961), avec sa silhouette évoquant nettement la Chevrolet Corvair américaine, sert ensuite de base au tournant décisif : au Salon de Francfort 1964, NSU présente la Prinz 1000, premier quatre-cylindres de l'après-guerre chez NSU, un bloc culasse à arbre à cames en tête et flux croisé qui remplace enfin le bicylindre d'origine motocycliste. Cette architecture quatre-cylindres, disponible ensuite en 1177 cm³ sous l'appellation Prinz 110, ouvre un vrai potentiel de développement sportif.

TT et TTS : les préfigurations d'une recette qui fera florès

NSU l'exploite dès 1967 en complétant sa gamme par deux variantes sportives dérivées de la Prinz 1000 : le Prinz TT (65 ch de série, produit jusqu'en 1972) et, en février 1967, le plus musclé Prinz TTS, développé spécifiquement pour la compétition et le rallye. Conçues comme de vraies berlines sportives à faible poids et rapport poids/puissance favorable, ces TT/TTS préfigurent, plus d'une décennie à l'avance, la recette qui fera le succès de la Volkswagen Golf GTI. Elles s'illustrent d'ailleurs abondamment en compétition — voir Les NSU TT et TTS en compétition — 29 titres nationaux avant l'heure de la GTI.

Le bureau d'études profite de cette période pour explorer aussi la voie du moteur rotatif Wankel sur les mêmes plateformes : la NSU Wankel Spider (1964-1967), premier modèle Wankel produit au monde, est directement dérivée de la Sport Prinz (voir La NSU Wankel Spider (1964-1967) — la première voiture Wankel de série au monde, ainsi que La NSU Wankel Spider — établir précisément la primauté mondiale du premier moteur rotatif de série pour l'établissement précis de cette primauté mondiale et sa fiche technique dédiée dans le dossier consacré à la Prinz). Complétant la gamme conventionnelle, le Typ 110 (1965), rebaptisé NSU 1200 en 1967, offre une carrosserie plus spacieuse pour une clientèle familiale, tout en conservant le même quatre-cylindres à plat refroidi par air.

Le contexte qui prépare le grand saut

C'est cette gamme Prinz, commercialement solide (plus de 100 000 unités vendues tant en 1966 qu'en 1967), qui permet à la direction de NSU — en particulier au directeur général Gerd Stieler von Heydekampf — d'envisager, dès la fin 1962, un projet bien plus ambitieux : une grande berline capable de rivaliser avec les Mercedes et BMW de la classe supérieure. Ce projet, connu en interne sous le nom de code « Typ 80 », deviendra la Ro 80 — voir Du Typ 80 à la Ro 80 — la genèse d'un pari industriel (1962-1967). Les modèles à moteur conventionnel de la lignée Prinz/1200 seront progressivement arrêtés à partir de 1972-1973, cédant la place aux seules Ro 80 et K70 jusqu'à la disparition complète de la marque (voir 19 avril 1977 — la fin de la Ro 80 et l'extinction du nom NSU).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com (+ recoupements en.wikipedia.org)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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