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§ 12 · Culture documentation

Après NSU — le destin de Felix Wankel et la fin de l'ère du moteur rotatif

NSU Ro 80 · 1967–1977 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'homme dont le nom reste indissociable du moteur rotatif n'a pas attendu la fin de carrière de la Ro 80 pour se retirer des affaires (voir la biographie complète de Felix Wankel — biographie de l'inventeur du moteur rotatif). Au début des années 1970, en pleine tourmente financière de NSU (voir La crise des joints d'apex — quand la garantie de la Ro 80 a failli couler NSU) mais alors que les redevances de licence continuent d'affluer du monde entier (voir Les licenciés du moteur Wankel dans le monde — NSU au centre d'un réseau industriel mondial), Felix Wankel et son associé de longue date Ernst Hutzenlaub cèdent leur participation dans la structure Wankel GmbH — celle-là même qui organisait depuis les années 1950 la perception des redevances de licence (voir L'accord de licence Wankel-NSU et les premiers records sur cyclomoteur (1951-1958)) — au conglomérat britannique Lonrho, dirigé par le sulfureux homme d'affaires Roland « Tiny » Rowland, pour un montant rapporté de 64 millions de Deutsche Mark (environ 25 millions de dollars de l'époque).

Un laboratoire qui ferme, un héritage qui s'efface

Le laboratoire personnel de Wankel à Lindau, en Bavière, ferme ses portes quelques années plus tard. L'intérêt de l'industrie automobile mondiale pour le moteur rotatif décline alors rapidement : au moment de la mort de Felix Wankel, en 1988, seul le japonais Mazda continue de développer et de commercialiser des voitures à moteur rotatif — une fidélité que ni NSU elle-même (qui avait définitivement tourné la page dès la fin des années 1970, voir La Ro 80 qui n'a jamais existé — le projet de seconde génération et l'arbitrage Piëch), ni aucun autre constructeur mondial n'aura jamais égalée.

Mazda, dernier gardien du principe Wankel

Le développement du moteur rotatif pour l'automobile de tourisme s'éteint symboliquement avec la production du dernier moteur RENESIS de Mazda, en juin 2012 — cent-neuf ans après la naissance de Felix Wankel, et plus de quatre décennies après que celui-ci a lui-même cessé d'être associé, sur le plan financier, à l'invention qui porte son nom. Le principe ne disparaît pas pour autant totalement des laboratoires de recherche : des applications non automobiles (aviation légère, générateurs) continuent d'être développées au XXIᵉ siècle, et Mazda elle-même explore, des années plus tard, un usage du moteur rotatif comme simple prolongateur d'autonomie pour des motorisations hybrides — une résurgence limitée qui confirme, en creux, que l'essentiel de la promesse initiale du moteur Wankel pour la propulsion automobile pure appartient bel et bien à l'histoire, l'épisode NSU/Ro 80 en constituant l'un des chapitres fondateurs les plus riches d'enseignements (voir La Ro 80, voiture d'un futur qui n'a jamais eu lieu — regard rétrospectif).

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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