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§ 07 · Carrosserie design

Les dérivés de style du GT — l'Aero GT targa et la Sylvia GT de Coggiola

Opel GT · 1968–1973 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

L'Aero GT, un toit ouvrant façon targa resté à l'état de prototype

Présenté au Salon de Francfort 1969, un an seulement après le lancement du GT de série, l'Aero GT est une déclinaison à toit amovible développée par le styliste en chef d'Opel de l'époque, Chuck Jordan, avec la participation de George Gallion — les deux hommes déjà cités pour leur rôle dans la mise au point du GT de série (voir À qui attribuer le dessin du GT ? MacKichan, Schnell, Jordan — une paternité partagée). Sa silhouette, dotée d'arceaux latéraux façon « flying buttress » à l'arrière, est jugée par plusieurs commentateurs anglophones étonnamment proche de celle qu'adoptera quelques années plus tard la Ferrari Dino 246 GTS (1972) sur son propre toit targa — une ressemblance relevée après coup, sans qu'aucune source consultée n'établisse de lien de conception direct entre les deux voitures. Seuls deux exemplaires sont construits, dans les teintes bleu et orange selon Wikipédia (version allemande), pour le seul circuit des salons européens de 1969 ; Opel ne donnera jamais suite commerciale à ce toit ouvrant. L'un des deux exemplaires est resté en usage prolongé après sa carrière de voiture de démonstration : George Gallion lui-même en fait l'acquisition et parcourt, selon un témoignage direct rapporté à Ate Up With Motor par un visiteur du centre de style d'Opel dans les années 1970, plus de 32 000 km au volant de cette pièce unique.

La Sylvia GT de Coggiola, un exercice de style italien indépendant

Une seconde déclinaison stylistique du GT, sans lien avec le studio de style d'Opel cette fois, est signée par le carrossier turinois Sergio Coggiola : la Opel Sylvia GT, présentée en 1973, reprend la base mécanique et le plancher du GT sous une carrosserie entièrement redessinée dans le style anguleux « à plis de papier » alors en vogue chez plusieurs carrossiers italiens de la période (une esthétique que l'on retrouve, par exemple, chez certains dessins contemporains de Bertone ou Giugiaro). Selon la source World Cars 1975 citée par Wikipédia (anglais), cette étude de style intègre également des préoccupations de sécurité passive, alors un sujet montant dans l'industrie au tournant des années 1970. Cet exercice reste un exemple isolé, sans suite commerciale ni influence documentée sur la suite de la gamme Opel.

Deux tentatives distinctes de prolonger la carrière stylistique du GT

Ces deux projets, bien que sans rapport entre eux, illustrent une même réalité : la carrosserie du GT, en dépit de sa carrière commerciale relativement modeste, a suffisamment marqué les esprits pour susciter des déclinaisons et des exercices de style indépendants dès son vivant — un signe de la reconnaissance dont jouissait déjà la voiture dans les milieux du style automobile de l'époque, avant même la relecture plus admirative qu'en feront les rétrospectives ultérieures. Ni l'un ni l'autre de ces deux projets ne doit être confondu avec les tentatives, elles bien plus abouties sur le plan technique, de succession directe du GT évoquées dans 1973, fin de la production — les successeurs qui n'ont jamais vu le jour (GT/W à moteur Wankel, « Schwarze Witwe », GT/2 de 1975).

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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