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§ 07 · Carrosserie design

Les phares escamotables à commande manuelle par levier

Opel GT · 1968–1973 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un mécanisme entièrement mécanique, sans électricité ni dépression

Le détail technique le plus fréquemment cité au sujet du GT est la commande de ses phares escamotables : contrairement à la quasi-totalité des voitures à phares rétractables de l'époque (dépression ou moteurs électriques), ceux du GT sont actionnés par un mécanisme entièrement mécanique, sans la moindre pièce électrique ni pneumatique. Le conducteur pousse ou tire un levier placé sur le tunnel de transmission, juste devant le pommeau de levier de vitesses ; ce mouvement fait pivoter les deux carénages de phare vers l'avant autour d'un axe longitudinal, dans le même sens de rotation pour les deux optiques (contrairement aux phares escamotables classiques, qui basculent chacun autour d'un axe transversal). Un verrouillage mécanique audible (un « clic » caractéristique, souvent mentionné par les propriétaires) confirme la mise en position, et un témoin lumineux au tableau de bord signale si l'un des deux phares n'est pas correctement verrouillé.

Une précision utile face à une description parfois simplifiée

Ce mécanisme est décrit de façon rigoureusement identique par les trois sources de référence les plus détaillées consultées pour ce dossier : Wikipédia (anglais et allemand) parle explicitement d'un « levier » (lever / Hebel) placé sur la console centrale ou le tunnel de transmission, tandis qu'Ate Up With Motor précise qu'il s'agit d'un levier de tableau de bord monté juste devant le levier de vitesses, actionné par une simple poussée vers l'avant — description confirmée mot pour mot par plusieurs témoignages directs d'anciens propriétaires cités dans les commentaires de cet article. Aucune des sources consultées pour ce dossier ne décrit ce mécanisme comme une manivelle circulaire à rotation continue (un dispositif que l'on trouve par exemple sur certains toits ouvrants ou lève-vitres d'époque) : il s'agit bien d'un levier à débattement limité, à pousser ou tirer d'un geste unique, et non à tourner. Cette précision est d'autant plus utile que la description populaire du mécanisme varie parfois d'une source à l'autre sur ce point de vocabulaire.

Un choix technique économique devenu un motif de fierté

Ce parti pris entièrement mécanique, retenu avant tout pour des raisons de coût et de fiabilité (aucune pompe à dépression ni moteur électrique susceptible de tomber en panne), est aujourd'hui présenté comme l'un des attraits nostalgiques les plus appréciés du modèle par ses propriétaires : plusieurs témoignages recueillis par Ate Up With Motor insistent sur la fiabilité totale de ce système, hiver comme été, quand des dispositifs électriques ou à dépression contemporains étaient réputés plus capricieux par grand froid. Ce geste, décrit par un ancien propriétaire comme un vrai plaisir à répéter pour ses passagers, contribue à la réputation actuelle du modèle auprès des amateurs de mécanismes rétro. Le prototype de 1965 utilisait pour sa part des phares rectangulaires à commande électrique, abandonnés sur la version de série en raison des normes d'éclairage américaines, qui imposaient alors des optiques rondes scellées (voir La genèse du concept « Opel Experimental GT » (Francfort, 1965)).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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