La Dynamic X82 n°231.142 — dernier exemplaire connu et guide d'inspection
Rappel de nomenclature (voir aussi La Panhard Dynamic — genèse, technique, style et échec commercial)
Au passage à la conduite à gauche (salon 1938), les modèles changent d'appellation Mines : la X76 (14CV, 2516cm³, type 130) est abandonnée (sous-motorisée), la X77 (16CV, 2861cm³, type 140) devient X81, la X80 (22CV, 3834cm³, type 160) devient X82 — numéros de série à partir de 231.000.
Le dernier exemplaire connu
La n°231.142 (1939, vente Osenat du 20 novembre 2022) est, selon l'auteur, la plus récente Dynamic connue. Elle illustre la politique de « normalisation » de fin de série : face à la mévente d'un modèle jugé trop ostentatoire, Panhard simplifie les montages pour réduire les coûts — disparition des veilleuses d'ailes et de leurs emboutis, des flammes de capot (dont l'auteur précise qu'elles n'ont jamais été des ouïes de refroidissement, contrairement à une idée reçue), des emboutis de plaque arrière ; feux Marchal en goutte d'eau boulonnés directement sur les ailes ; calandre entièrement peinte sauf sa barre centrale. Paradoxe relevé par l'auteur : la sellerie devient au contraire plus cossue (aumônières, rideau arrière) sur ces derniers modèles — coudre restait apparemment moins cher qu'emboutir un décor.
Détails techniques propres à ce dernier type
- Gaine électrique derrière le moteur en T inversé (non verticale/centrale) en raison de la longueur du bloc 22CV.
- Deux batteries au lieu d'une.
- Circuit d'eau de réchauffage partant de la pompe et courant sous les pipes d'admission — absent des moteurs plus petits/anciens.
- Garde au sol plus haute ; nouvel embouti de portière avec joint caoutchouc d'étanchéité, absent sur les modèles antérieurs.
- Plafonnier hexagonal carré (alors que les Dynamic 1939 ont normalement un plafonnier hexagonal rectangulaire) — confirme l'existence d'un troisième type de plafonnier.
⭐ Points d'inspection avant achat (grille de lecture transférable)
- Soudures transversales des « units » de coque parfois non ébavurées en sortie d'usine (défaut de finition d'origine, pas forcément un signe de restauration bâclée).
- Fixations de fleurs de lys (jonction ailes avant/arrière) parfois modifiées — pièce reproductible en aluminium par les clubs Panhard.
- Grilles de phares cassées : « un grand classique sur ces autos ».
- Sellerie fréquemment attaquée aux mites (aumônières) ; ciel de toit vulnérable aux rongeurs.
- Mise en garde générale : lors des expositions avant-vente, les visiteurs non-acheteurs manipulent sans ménagement poignées de capot et portières — dégâts à anticiper. Un vendeur pressé de faire tourner le moteur pour l'enchère peut improviser un bricolage (pompe électrique de fortune) qui casse des pièces d'origine (ici, la sortie de pompe à essence) — vérifier ce qui a été démonté/modifié juste avant la vente.
Résultat de vente et lecture de cote
Adjugée 28 000€ (33 600€ frais compris) — un niveau comparable à une berline vendue à Rétromobile avec une restauration « plus qu'approximative ». Conclusion de l'auteur : rareté et originalité cotent fortement indépendamment de l'état cosmétique, et une restauration « à neuf » de ce qui aurait pu rester dans son jus contribue paradoxalement à l'emballement de certaines cotes.
Voir aussi
- Site source
- jeromecollignon.blog4ever.com
- Auteur du site
- Jérôme Collignon
- Date d'extraction
- 11 sept. 2026
- Recensement des Dynamic survivantes — musées, provenances et cotesPanhard Dynamic · Histoire et modèles
- La Panhard Dynamic — genèse, technique, style et échec commercialPanhard Dynamic · Histoire et modèles
- Identifier et dater une Panhard Dynamic — numéros de série et évolution 1936-1939Panhard Dynamic · Histoire et modèles