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§ 04 · Plateforme partagee psa

Visa et LN : deux degrés de parenté différents avec la même 104

Peugeot 104 · 1972–1988 · 3 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Un partage qui n'est pas uniforme selon le modèle Citroën considéré

Le rachat de Citroën par Peugeot en 1974 (naissance du groupe PSA) débouche, via le projet interne rebaptisé VD côté Citroën (voir le détail complet de cette genèse, dossier citroen-visa/), sur deux véhicules Citroën distincts empruntant chacun un degré de parenté différent à la 104 :

  • La Citroën LN, commercialisée dès 1976, reprend directement la carrosserie du coupé 104 à empattement court (voir Le coupé 104 (1973-1974) — un empattement raccourci qui deviendra le berceau de toute une lignée PSA), à laquelle elle ajoute dans un premier temps la seule mécanique bicylindre héritée de la Dyane — un badge-engineering assez direct, sans emprunt au moteur X de la 104 à ce stade. La LNA, évolution ultérieure de la LN, adoptera à partir de 1983 le bicylindre 652 cm³ de la Visa elle-même plutôt qu'un organe directement issu de la 104.
  • La Citroën Visa, lancée en 1978, est construite sur l'empattement long de la berline 5 portes de la 104 plutôt que sur celui, court, du coupé — et emprunte cette fois, outre le plancher et le train roulant complet (jambes de force McPherson à l'avant, bras tirés à l'arrière), l'intégralité de la gamme moteur X à quatre cylindres (voir Les moteurs Peugeot de la Visa — familles X, XU et XUD, de la Super à la GTI, dossier citroen-visa/, qui détaille cette parenté moteur par moteur).

Ce qui est repris à l'identique, ce qui est retravaillé

Le train roulant de la Visa est directement hérité de celui de la 104, mais les ingénieurs Citroën en assouplissent sensiblement les réglages (ressorts, amortissement) afin de retrouver un confort de roulement plus proche de la philosophie maison — un compromis technique documenté en détail dans la fiche consacrée à ce sujet côté citroen-visa/ (voir Suspension et freinage — comment la Visa cherche à retrouver un moelleux « Citroën » sur un châssis Peugeot). Le moteur X, en revanche, est repris de façon plus directe : les cylindrées les plus modestes font l'objet de retouches d'agrément sur les premières Visa, une différenciation qui se réduit progressivement au fil des millésimes jusqu'à une reprise à l'identique du bloc Peugeot en fin de carrière (voir Les moteurs Peugeot de la Visa — familles X, XU et XUD, de la Super à la GTI).

Une adaptation non anodine : le cas de la transmission intégrale

L'exemple le plus spectaculaire des limites de ce partage de plateforme reste la version de compétition Visa 1000 Pistes, seule version de toute la descendance de la 104 à recevoir une transmission aux quatre roues — une adaptation qui impose de redessiner intégralement le train arrière, initialement conçu sans la moindre vocation à recevoir un arbre de transmission (voir Boîtes de vitesses de la Visa — du carter partagé à la transmission intégrale de la 1000 Pistes, dossier citroen-visa/).

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Provenance de cette fiche
Date d'extraction
16 sept. 2026
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