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§ 12 · Culture documentation

La 928 en compétition — l'absence délibérée d'engagement officiel d'usine

Porsche 928 · 1977–1995 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un choix stratégique pour ménager la clientèle 911

À la différence de sa petite sœur à quatre cylindres, la 924, engagée par l'usine elle-même aux 24 Heures du Mans dès 1980-1981 (voir porsche-924-944/12-culture-documentation/ pour ce volet), le département compétition de Porsche n'a jamais officiellement engagé ni préparé de 928 de course en tant que projet d'usine à part entière. Selon Wikipédia anglophone, source non confirmée par ailleurs (mention explicite de source manquante dans le texte original), Porsche aurait néanmoins organisé la construction d'une 928 GTR destinée à défier la domination de la 911 (dans sa version de course 993 GTR) sur les circuits, tout en évitant de heurter frontalement sa clientèle 911 traditionnelle par un engagement d'usine trop visible : la voiture aurait été confiée à Max Moritz Racing, partenaire privé historique de Porsche basé à Reutlingen, dans le cadre d'un programme « semi-officiel » plutôt qu'officiel.

Une démonstration de fiabilité plutôt qu'une carrière sportive : l'épisode Brumos à Daytona

L'épisode le mieux documenté d'implication de Porsche dans la compétition avec la 928 reste la présence, aux 24 Heures de Daytona 1984, d'une 928 S expérimentale à carrosserie tout-aluminium confiée à l'écurie américaine Brumos Racing, avec pour consigne stricte de ne lui apporter aucune modification. Porsche cherchait ainsi à démontrer les performances de série de la voiture sur le marché nord-américain plutôt qu'à viser la victoire. L'équipage, composé de Richard Attwood, Vic Elford, Howard Meister et Bob Hagestad, jugea la voiture instable sur les relevés très prononcés de l'anneau de Daytona et demanda en vain l'autorisation d'ajouter un aileron arrière, refusée par Porsche ; Brumos dut se contenter de retoucher les réglages de suspension. La voiture termine 15ᵉ au classement général et 4ᵉ de sa catégorie GTO — un pilote de l'équipage affirmera après coup qu'un top 5 général aurait été à sa portée sans un arrêt aux stands prolongé pour réparer un dommage de carrosserie. Elle est aujourd'hui conservée au musée Porsche.

Des engagements privés épars au Mans et en Championnat du monde des voitures de sport

Une 928 S engagée par le pilote privé français Raymond Boutinaud dispute les 24 Heures du Mans en 1983 et 1984, se classant 22ᵉ cette dernière année, ainsi que plusieurs manches d'endurance de 1 000 km (Spa, Brands Hatch, Silverstone) en 1984, sans résultat marquant. Wikipédia germanophone confirme cet engagement au Mans et précise que les rares 928 de compétition, dérivées de la 928 S, recevaient un moteur modifié, un radiateur d'huile supplémentaire, un système de freinage inspiré de celui de la 917 et un arceau de sécurité en aluminium — engagées ponctuellement en 1983 et 1984 dans le cadre du Championnat du monde des voitures de sport, catégorie Groupe B, par des équipes privées plutôt que par l'usine.

Un prêt de voitures aux pilotes maison, distinct de tout programme de course

En 1984, Porsche met à la disposition de quatre de ses pilotes d'endurance sous contrat — Jacky Ickx, Jochen Mass, Stefan Bellof et Derek Bell — des 928 S à livrée blanche rayée Rothmans, reprenant celle des 956 C de course, pour leurs déplacements personnels entre les épreuves. Il s'agit là d'un geste de relations publiques et non d'un programme de compétition, distinct des cinq 928 S4 allégées construites en 1987 pour un groupe de pilotes en partie différent — voir 928 S4 Club Sport et SE — la version allégée voulue par Heinz Branitzki pour cet épisode ultérieur.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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