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§ 01 · Histoire et modèles

La 928 S (1979/1980-1986) — la montée en puissance progressive du grand tourisme

Porsche 928 · 1977–1995 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un modèle parallèle plus musclé

Présentée au salon IAA de Francfort en septembre 1979 pour une commercialisation en 1980 (millésime retenu par la majorité des sources, la Wikipédia francophone datant pour sa part le lancement de 1979 lui-même), la 928 S vient compléter la 928 d'origine sans la remplacer immédiatement : les deux versions cohabitent au catalogue jusqu'en 1982, date à laquelle seule la S subsiste. Le gain de puissance provient d'une cylindrée portée à 4 664 cm³ (contre 4 474 cm³ sur la version d'origine) associée à un taux de compression relevé à 10:1, imposant l'usage de supercarburant. La puissance passe ainsi de 240 ch à 300 ch DIN en Europe, portant la vitesse de pointe à 250 km/h et le 0-100 km/h à 6,6 secondes. Elle se signale extérieurement par de nouvelles jantes en alliage léger et de petits ailerons avant et arrière améliorant l'écoulement de l'air, ainsi qu'un rétroviseur passager désormais à réglage électrique.

Sur le marché nord-américain, la version la plus véloce de la 928 reste indisponible pendant les trois premières années de commercialisation : Porsche y propose à la place, de 1980 à 1982, un pack « Competition Group » reprenant l'apparence de la S (ailerons, jantes 16 pouces à disque plein, sièges sport, ressorts sport, amortisseurs Bilstein) sans toucher à la mécanique — un habillage qui a depuis compliqué l'identification de véritables « Competition Group » d'origine, nombre de propriétaires ayant depuis reproduit ces équipements sur des 928 standards.

L'électronique remplace le mécanique

En 1984, la puissance grimpe à 310 ch (228 kW) à 5 900 tr/min, le couple maximal passant de 385 à 400 Nm. Le changement le plus significatif reste néanmoins l'abandon de l'injection mécanique Bosch K-Jetronic au profit d'une injection Bosch LH-Jetronic pilotée électroniquement, associée à un allumage transistorisé à cartographie électronique (EZK) — un système partagé avec les futurs moteurs 32 soupapes. Un nouveau système de boîte automatique à quatre rapports, disponible en option à partir de cette année-là, offre des accélérations proches de celles de la boîte manuelle grâce à un embrayage de verrouillage quasi mécanique. L'ABS, une première chez Porsche disponible en option, apparaît la même année en Europe (1986 sur le marché américain selon les sources consultées) ; il devient de série sur la 928 S en 1986, en même temps qu'un système de freinage à étriers fixes quatre pistons.

Pour tenir les normes antipollution américaines toujours plus strictes, un nouveau bloc 5,0 litres à quatre soupapes par cylindre et double arbre à cames fait son apparition dès 1985 sur le marché nord-américain — officieusement surnommé « S3 » par les passionnés pour le distinguer des 928 S à seize soupapes, bien que Porsche n'ait jamais officialisé cette appellation. Ce même bloc, décliné avec catalyseur et compression abaissée à 9,3:1 pour s'accommoder du seul supercarburant sans plomb alors disponible en Europe, équipe à partir de 1986 une 928 S catalysée proposée notamment en Allemagne, plafonnée à 288 ch.

Une démonstration d'endurance à Nardò

Pour asseoir la réputation de fiabilité du modèle, Porsche fait rouler en 1983 une 928 S de série pendant 24 heures sur l'anneau de vitesse de Nardò, dans le sud de l'Italie : la voiture y parcourt 6 033 km à une moyenne de 251,4 km/h, sans modification par rapport à la version commercialisée.

La production de la 928 S s'achève fin 1986 après six années de carrière, cédant la place à la 928 S4 (voir La 928 S4 (1986-1991) — le lifting qui rapproche la 928 d'une voiture mondiale).

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Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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