Le « nouveau GT Malzoni » de 1976 — quand le fils de Rino relance le nom familial
Une homonymie trompeuse à clarifier d'emblée
Ce modèle ne doit pas être confondu avec le GT Malzoni original produit entre 1964 et 1966 (voir Du GT Malzoni au Puma GT — fondation de la Lumimari et naissance de la marque Puma (1964-1967)), qu'il ne reprend ni sur le plan technique, ni sur le plan esthétique — seul le nom, et la filiation familiale de son concepteur, les relient. Wikipédia (pt) le désigne également sous le nom de Malzoni GTM pour éviter toute confusion.
Une idée venue d'un ami, relayée au père par le fils
Rino Malzoni, sorti de Puma depuis 1974 (voir Genaro « Rino » Malzoni (1917-1979) — biographie du fondateur), voit son nom réapparaître sur une voiture par l'intermédiaire de son fils, Francisco « Kiko » Malzoni. L'idée serait née d'une simple question posée par un ami de Kiko, qui se demandait si ce dernier pourrait lui construire une voiture. À une époque où l'importation automobile reste, en pratique, quasiment impossible au Brésil, et où l'offre Puma proprement dite est déjà jugée datée, Kiko se tourne vers son père, qui conserve les moules du Puma GT4R de 1969 (voir Du GT Malzoni au Puma GT — fondation de la Lumimari et naissance de la marque Puma (1964-1967)). Ces moules, envoyés à Rio de Janeiro où vit Kiko, servent de base à une carrosserie entièrement nouvelle, développée avec l'aide d'Antônio Pereira, propriétaire de Polyglass, une entreprise spécialisée dans les buggys de plage en fibre de verre (dont le modèle « Woody »).
Un design résolument moderne pour son époque
Présenté au Salon de l'automobile de 1976 à la demande de Rino Malzoni lui-même, ce nouveau modèle affiche des lignes droites et modernes, des phares escamotables — une première pour l'automobile brésilienne selon Wikipédia (pt) — des sièges en cuir et des freins à disque sur les quatre roues. Il reprend la plateforme de la Volkswagen Brasília et un moteur 1,6 litre refroidi par air d'environ 65 ch, pour une carrosserie en fibre de verre strictement deux places.
Un prix élevé qui n'empêche pas le succès commercial
Le prix de vente affiché, 200 000 cruzeiros, est nettement supérieur à celui d'un concurrent direct comme la Bianco GT (50 000 cruzeiros) — un écart qui aurait pu condamner le projet d'emblée. Contre toute attente, 25 commandes fermes sont enregistrées dès le Salon. Environ 20 exemplaires sont fabriqués dans l'atelier créé pour l'occasion, avant que des difficultés de production ne conduisent à la fermeture de cet atelier et au transfert du projet à Araraquara.
Une seconde vie chez un repreneur
Francisco Malzoni cède ensuite le projet à José Marquez, ami de la famille, qui déplace à nouveau la production, cette fois à Matão même — une dizaine d'unités supplémentaires y sont fabriquées. Selon Wikipédia (pt), le projet est ensuite vendu à l'entreprise Marques Indústria e Comércio de Veículos Ltda., basée à Cubatão, qui en fabrique environ 15 unités additionnelles à partir de 1978, avant l'arrêt définitif — la mort accidentelle de José Marquez, dans un accident de la route, mettant fin à toute perspective de poursuite du projet.
Voir aussi
- Site source
- Wikipédia (pt) / rinomalzoni.com (site officiel famille Malzoni)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://pt.wikipedia.org/wiki/DKW-Vemag_GT_Malzoni ↗
- Le Passat Malzoni — le dernier projet de Rino Malzoni, inachevé (1977-1979)Puma GT · Culture documentation
- Genaro « Rino » Malzoni (1917-1979) — biographie du fondateurPuma GT · Culture documentation
- Du GT Malzoni au Puma GT — fondation de la Lumimari et naissance de la marque Puma (1964-1967)Puma GT · Histoire et modèles