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§ 02 · Moteur

Les moteurs Chevrolet du Puma GTB — 4 et 6 cylindres de GM do Brasil

Puma GT · 1964–1985 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une base entièrement différente du reste de la gamme

À rebours de toute la production Puma à mécanique Volkswagen (voir L'évolution des cylindrées du flat-4 Volkswagen chez Puma (1493 à 2100 cm³)), le Puma GTB (voir Puma GTB — le « muscle-car » brésilien à mécanique Chevrolet Opala (1972-1987)) s'appuie exclusivement sur des moteurs issus de la Chevrolet Opala, berline brésilienne de General Motors do Brasil elle-même dérivée d'architectures Opel europénnes adaptées au marché local.

Le six cylindres 4,1 litres, moteur emblématique du GTB

Le moteur le plus emblématique du GTB est un 6 cylindres en ligne de 4 093 cm³ (souvent arrondi à « 4,1 litres » dans la documentation commerciale), fondamentalement issu du six-cylindres américain Chevrolet, produit sous licence au Brésil. Sur la première série (GTB S1), il alimente une automobile déjà considérée comme l'une des plus chères du pays ; sur la seconde série (GTB S2, à partir de 1978), motorisée exclusivement par ce bloc, il développe 171 ch à 4 800 tr/min pour un couple de 32,5 kgf·m (319 N·m) à 2 600 tr/min, avec un taux de compression de 7,8:1 et une alimentation par carburateur double corps. Ces chiffres autorisent une vitesse de pointe de l'ordre de 193 km/h (120 mph) pour un poids annoncé de 1 215 kg.

Le quatre cylindres 2,5 litres, alternative plus abordable

En parallèle du six cylindres, GM do Brasil fournit également à Puma un bloc 4 cylindres de 2 509 cm³ (désigné GM151 dans certaines sources), destiné à une version d'entrée de gamme du GTB — une option réintroduite en 1983, en toute fin de carrière du modèle, dans une tentative de faire baisser le prix de vente face à la chute des ventes (voir Le déclin — crise économique, incendies, inondations et faillite (1980-1985)).

Une curiosité d'homologation

Une particularité relevée dans plusieurs sources consultées pour ce dossier : General Motors fournissait à Puma des moteurs sans numérotation propre, une situation qui permettait — et permet encore aujourd'hui pour les collectionneurs et restaurateurs — des coïncidences entre le numéro de châssis et le numéro de moteur sur certains exemplaires produits en partenariat avec le constructeur (détail utile pour l'authentification, voir Identifier une Puma — numéros de série, la particularité des moteurs Chevrolet et absence de registre central).

Les dernières variantes : alcool et turbocompression

En toute fin de carrière du modèle, deux déclinaisons expérimentales voient le jour : la GTB S3 (fin 1983), qui reprend le six cylindres 4,1 litres mais adapté au carburant à l'alcool de canne à sucre (l'éthanol, alors en plein essor au Brésil sous l'effet du programme national Proálcool, lancé après le choc pétrolier), et la GTB S4 (1984), équipée d'une suralimentation par turbocompresseur. Ces deux versions, produites en très faible quantité, n'ont pas permis d'enrayer le déclin commercial du modèle (voir Le déclin — crise économique, incendies, inondations et faillite (1980-1985)).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
Wikipédia (en) / Wikipédia (pt) / Puma Club do Brasil
Date d'extraction
12 sept. 2026
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