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§ 01 · Histoire et modèles

Production mondiale et exportations de la Renault 16

Renault 16 · 1965–1980 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une usine construite pour elle : Sandouville

La Renault 16 est le tout premier modèle fabriqué à Sandouville (Seine-Maritime, près du Havre), usine neuve construite spécialement pour son lancement et ouverte en 1965, sur l'axe industriel Billancourt-Flins-Le Havre alors en pleine structuration (voir Genèse de la Renault 16 — du projet 114 au projet 115 (1958-1965)). La production est dans un premier temps partagée avec l'usine de Flins, qui participe à la fabrication jusqu'en 1973.

Une diffusion mondiale par assemblage local

Au-delà de la France, la R16 a été assemblée dans de nombreux pays, le plus souvent à partir de kits CKD (Complete Knock Down, pièces détachées expédiées puis assemblées sur place) :

  • Maroc : usine Somaca d'Aïn Sebaâ (Casablanca).
  • Algérie : usine d'El-Harrach.
  • Yougoslavie (actuelle Slovénie) : usine de Novo Mesto, exploitée par l'entreprise locale IMV (Industrija Motornih Vozil). Un accord de coopération industrielle est signé entre Renault et le groupe Litostroj dès 1969 pour l'assemblage local des Renault 4, 6 et 16 ; en 1974, l'usine assemble Renault 12 et Renault 16 à raison de 24 véhicules par jour. Ce site deviendra beaucoup plus tard, en 1988-1990, la coentreprise Revoz, encore active aujourd'hui dans le groupe Renault.
  • Australie : assemblage à l'usine de Heidelberg West.
  • Canada : usine SOMA (Société de Montage Automobile) de Saint-Bruno-de-Montarville, au Québec.
  • Assemblage également recensé, toujours à partir de kits CKD, en Afrique du Sud, Côte d'Ivoire, Irlande, Madagascar, Malaisie, Philippines, Portugal, Trinité et Venezuela — une diffusion internationale exceptionnellement large pour une berline française de ce segment au tournant des années 1970.

🗳️ Le détail chiffré (volumes, dates précises de début/fin) de chacun de ces sites d'assemblage périphériques reste à approfondir — les sources consultées à ce stade confirment leur existence sans toujours donner de volumes de production locaux distincts du total mondial de 1 851 502 exemplaires (voir Chronologie annuelle de la Renault 16 (1965-1980)).

Le cas particulier des États-Unis : la « Sedan-Wagon » (1968-1972)

Le marché américain constitue un cas d'exportation à part entière, documenté par plusieurs sources indépendantes. La Renault 16 y est importée à partir de la fin 1968 (millésime 1969) jusqu'en 1972, commercialisée sous l'appellation marketing « Sedan-Wagon » — une façon de vendre aux Américains, peu familiers du concept, l'idée d'une voiture à mi-chemin entre la berline (sedan) et le break (wagon). La version américaine se distingue par plusieurs adaptations réglementaires et commerciales : planche de bord spécifique, appuie-têtes, pare-chocs renforcés et blocs optiques différents (phares ronds à faisceau scellé, dits sealed beams, feux de position additionnels), imposés par la réglementation locale. Sur le plan mécanique, le moteur est bridé à environ 61-62 ch (contre 85 ch pour la TS européenne contemporaine), très probablement du fait des débuts de la réglementation antipollution américaine.

Sur le plan critique, la revue automobile américaine Road & Track réserve à la R16 un accueil favorable dès son test de 1968, saluant son caractère précurseur — mais cet enthousiasme de la presse spécialisée ne se traduit jamais en volumes de vente significatifs outre-Atlantique, le concept de berline à hayon peinant à convaincre un public américain plus habitué aux breaks traditionnels ou aux compactes importées japonaises et allemandes classiques. L'importation américaine s'arrête en 1972, sans successeur direct sur ce marché.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), newsdanciennes.com, lignesauto.fr, sites.google.com/view/associationrenaulthistoire, curbsideclassic.com, automobile-catalog.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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