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§ 01 · Histoire et modèles

Chronologie annuelle de la Renault 16 (1965-1980)

Renault 16 · 1965–1980 · 7 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Cette chronologie recense, millésime par millésime, les évolutions techniques et esthétiques de la Renault 16 sur ses quinze années de carrière — établie à partir d'un inventaire détaillé publié par le club Amicale Renault 16, recoupé avec Wikipédia et un article de synthèse de newsdanciennes.com. Sauf précision contraire, chaque évolution entre en production au mois de septembre de l'année précédant le millésime indiqué (rythme calé sur l'année-modèle, usage classique chez les constructeurs français de l'époque).

1965 — Lancement

  • Janvier : présentation à la presse du modèle sous le type usine R1150 (nom de code commercial provisoire : « Renault 1500 »).
  • Mars : présentation au public au Salon de Genève.
  • Juin : début de commercialisation. Version unique, reconnaissable à l'absence du losange Renault sur la calandre (les préséries le portaient au centre du pare-chocs).
  • Août : le catalogue s'étoffe de trois finitions : Luxe (banquette avant), Grand Luxe (sièges avant séparés à dossier fixe, boîte à gants sans couvercle) et Super (sièges avant séparés à dossier réglable, boîte à gants accoudoir, banquette arrière à accoudoir escamotable, allume-cigare, vide-poches, capot moteur fermant à clé, éclairage de coffre, peinture métallisée en option).

1966

  • Septembre 1965 : apparition du losange Renault sur la calandre ; baguette enjoliveur sur la barre de maintien passager.
  • Octobre 1965 : monogramme « RENAULT 16 » sur la planche de bord ; passages de roue arrière garnis en gris (auparavant peints).
  • Novembre 1965 : carter d'huile moteur à fond bombé.
  • Décembre 1965 : aérateurs de chauffage à volets pivotants (au lieu de trappes) ; passages de roue arrière en noir ; joints de portes en vinyle noir (au lieu de tissu gris) ; capsule du vase d'expansion en bakélite.
  • Janvier-Juin 1966 : nouvelle commande de starter au carburateur ; boutons-poussoirs Neiman remplacés par un modèle Ronis ; plaquettes de frein plus épaisses ; fixation du silencieux par sangles élastiques (au lieu de diabolos) ; nouveau modèle d'étriers de frein à disque.
  • 3 février 1966 : remise officielle à Pierre Dreyfus du trophée européen de la voiture de l'année 1966 (voir La Renault 16, voiture de l'année 1966 — la troisième édition d'un trophée encore jeune).

1967

  • Septembre 1966 : planche de bord en simili perforé avec grille d'aération remplaçant les volets ; tableau de bord et volant en imitation bois ; témoin d'usure des plaquettes de frein ; starter automatique ; chauffage amélioré (deux radiateurs de chauffage, robinet gradué, volet mobile) ; garnitures de porte à piqûres verticales ; pare-soleil prolongé au-dessus du rétroviseur.

1968

  • Septembre 1967 : nouvelle commande de vitesses (marche arrière en poussant le levier vers le bas au lieu du haut, schéma gravé sur le pommeau) ; planche de bord en simili givré ; frein à main avec témoin lumineux ; starter manuel avec voyant ; pédale d'accélérateur suspendue ; enjoliveurs de roue à quatre facettes. Apparition de la version Commerciale (dérivée de la Grand Luxe, pneus 155×355, rétroviseur extérieur de série).
  • Mars 1968 : lancement de la 16 TS (type R1151) au Salon de Genève — moteur 1 565 cm³ à carburateur double corps et culasse hémisphérique (85 ch selon Wikipédia et newsdanciennes.com — une valeur de 83 ch, plus basse, apparaît par ailleurs dans le corps de texte de l'article Wikipédia lui-même, en léger décalage avec sa propre table technique ; voir L'agrandissement du Cléon-Alu — 1565 cm³ (TS) puis 1647 cm³ (TX)), tableau de bord à quatre cadrans ronds avec compte-tours, sièges avant enveloppants, projecteurs longue portée à iode, lunette arrière dégivrante, monogrammes « 16 TS ». Lève-vitres avant électriques en option.

1969

  • Septembre 1968 : condamnation des portes arrière par bouton-poussoir ; éclairage de coffre lié à l'ouverture du hayon ; essuie-glace à deux vitesses et freins/roues de la TS généralisés à la 16 et à la Commerciale. Sur la TS : deux feux de recul, monogramme simplifié en « TS ».
  • Mars 1969 : lève-vitres avant électriques de série sur la TS. Apparition de la 16 TA (type R1153) — moteur et carburateur de la TS mais culasse ordinaire (non hémisphérique), d'où une puissance ramenée à 67 ch, associée à la toute première boîte automatique à pilotage électronique par transistors proposée sur une Renault (voir La 16 TA (1969) — première boîte automatique électronique de Renault), et freins assistés comme la TS.

1970

  • Septembre 1969 : planche de bord avec aérateurs ronds orientables à chaque extrémité. Sur la TS : nouveau tableau de bord avec montre électrique, dossiers de sièges avant à inclinaison continue, phares longue portée désormais fixés sur la calandre. Apparition de la TS Commerciale.
  • Janvier 1970 : apparition de la TA Commerciale.
  • Avril 1970 : ceintures de sécurité de série à l'avant sur toute la gamme.

1971 — Refonte de gamme

  • Septembre 1970 : la TA (finition automatique dédiée) disparaît, mais la boîte automatique devient disponible en option sur tous les modèles. Tous les moteurs reçoivent désormais le bloc 1 565 cm³ et un servo-frein. Le bandeau noir sous le hayon s'étend jusqu'à l'extrémité de la jupe arrière, et les feux arrière — désormais rectangulaires — s'alignent sur ce bandeau. Réglage des phares par molette au tableau de bord ; frein à main déplacé à droite de la colonne de direction. La finition Super disparaît, remplacée par les finitions L et TL (elles-mêmes déclinables en TL Automatique) ; la gamme s'établit alors en L, TL, TL Automatique, TS et TS Automatique.

1972

  • Septembre 1971 : suppression des feux de position sur les ailes avant. Compteur kilométrique journalier sur les modèles de base ; monogramme « automatic » sur la jupe arrière des versions à boîte auto.

1973

  • Septembre 1972 : nouveau circuit d'admission (moteur dépollué) ; portes à serrures de sécurité ; nouveau losange de calandre stylisé ; points d'ancrage pour ceintures arrière ; interrupteur d'essuie-glace éclairé la nuit ; nouveau tissu « drap multilobé ». Sur L et TL : nouvelle planche de bord à tableau de bord rectangulaire, centre de volant en plastique noir (au lieu d'imitation bois), commande de starter à gauche de la colonne de direction. Sur la L : suppression de plusieurs équipements (éclairage de coffre et de vide-poches, allume-cigare), encadrements de vitres et levier de vitesses peints (au lieu de chromés).

1974 — Lancement de la TX

  • Septembre 1973 : la plaque losange porte désormais le millésime ; nouvelles inscriptions sur le hayon ; ceintures arrière à accrochage central. Lancement de la 16 TX (type R1156) : moteur 1 647 cm³ de 93 ch, calandre modifiée, quatre projecteurs à iode, roues de style Gordini à centre chromé, becquet aérodynamique arrière, lunette arrière chauffante avec essuie/lave-glace, tableau de bord de la TS à aiguilles blanches, condamnation électromagnétique centralisée des portes de série (une première pour une voiture française de grande série), ceintures à enrouleur, boîte à cinq rapports (voir La boîte de vitesses manuelle de la Renault 16 — architecture et évolution vers 5 rapports).

1975

  • Septembre 1974 : signal de détresse ; double circuit de freinage généralisé (déjà présent sur la TX) ; nouvelle calandre en plastique noir sur toute la gamme sauf la TX, qui conserve son élément chromé — un choix assumé pour distinguer visuellement les versions populaires de la TX plus haut de gamme, dans un contexte marqué par le lancement de la nouvelle Renault 20 (novembre 1975) qui prend le relais de vaisseau amiral. Lunette arrière chauffante de série sur L et TL.

1976

  • Septembre 1975 : suppression de toutes les versions Commerciale. Rapport de première vitesse raccourci sur toute la gamme ; essuie-glaces noirs. Sur la L, le taux de compression baisse à 8,0:1 (contre 8,6:1) pour fonctionner à l'essence ordinaire, la puissance retombant à 55 ch. Les L et TS ne reçoivent plus la boîte automatique.

1977

  • Septembre 1976 : disparition des finitions L et TS. La TL peut désormais recevoir, en option, l'ancien moteur de la L pour fonctionner à l'essence ordinaire (deux niveaux de puissance coexistent alors sur la TL : 55 ch à faible compression et 65-66 ch à compression normale). Carburateurs indéréglables sur toute la gamme.

1978

  • Juillet 1977 : nouveau garnissage de pavillon (motif « grain de vache vanille », auparavant assorti à la teinte des sièges).
  • Février 1978 : arrêt de fabrication de la TL équipée du moteur à essence ordinaire (type R1157).

1979-1980 — Fin de carrière

  • Juillet 1978 : feux avant bicolores ; ceintures de sécurité arrière de série sur toute la gamme.
  • Juillet 1979 : arrêt de la TL Automatique.
  • Mai 1980 : la dernière TX quitte les chaînes de l'usine de Sandouville, marquant l'arrêt définitif de la production.

Bilan chiffré

Le total de production s'établit à 1 851 502 exemplaires selon le chiffre officiel CCFA (Comité des Constructeurs Français d'Automobiles) repris par Wikipédia — cohérent avec l'arrondi de « 1,85 million » avancé par le club Amicale Renault 16 et le chiffre de « 1 851 502 » également cité par newsdanciennes.com. ✅ Ce total est donc confirmé par (au moins) trois sources indépendantes. Voir Production mondiale et exportations de la Renault 16 pour la répartition par usine et marché.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
amicale-r16.com (club Amicale Renault 16, page rédigée par un contributeur nommé Guillaume), fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), newsdanciennes.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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