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§ 01 · Histoire et modèles

Les Renault 16 qui n'ont jamais existé — break, coupé et cabriolet à l'étude

Renault 16 · 1965–1980 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La berline bicorps à hayon commercialisée à partir de 1965 n'est pas la seule carrosserie étudiée sur la base du projet 115. Deux pistes alternatives ont été explorées par l'équipe de Gaston Juchet, sans jamais atteindre la production — un fait confirmé indépendamment par Wikipédia, qui mentionne l'existence de maquettes ou prototypes sans plus de détail, et documenté beaucoup plus précisément par le site spécialisé lignesauto.fr à partir des dessins d'archive de Gaston Juchet.

Le coupé-cabriolet, étudié le plus sérieusement

Dès avril 1962 — un an après que les grandes lignes de la berline ont été arrêtées — Gaston Juchet dessine une version découvrable du projet 115. Cette proposition affiche déjà quatre optiques sur la calandre, préfigurant l'allure de la future TX de série (dont les phares seront finalement carrés plutôt que rectangulaires comme envisagé initialement sur cette esquisse). Le projet de cabriolet évolue rapidement vers un coupé, avec l'étude en 1963 d'un hard-top rigide. Cette version séduit suffisamment la direction pour être poussée jusqu'au stade de la maquette, puis d'un prototype grandeur nature (échelle 1/1) : les dessins de Juchet montrent un coupé à long coffre plutôt horizontal, avec un habitacle à deux banquettes confortables. Le projet est finalement abandonné : Renault dispose déjà, avec les Floride et Caravelle, d'une offre coupé/cabriolet en gamme, et n'a pas cherché à concurrencer frontalement la Peugeot 404 Coupé sur ce terrain avec une déclinaison de sa nouvelle grande routière.

Le break, resté au milieu du gué

Le programme 115 envisage également une silhouette de break, mais cette piste ne dépasse jamais le stade de l'esquisse — sans la gestation poussée dont bénéficie le coupé-cabriolet. Gaston Juchet propose plusieurs dessins : l'un très typé, avec une ligne en « Z » rappelant fortement la Citroën Ami 6 ; l'autre plus classique, reprenant les portières arrière de la berline avec des feux verticaux dégageant mieux l'accès au coffre. Aucune de ces esquisses n'aboutit à un prototype physique connu.

Pourquoi documenter ces impasses ?

Ces pistes abandonnées éclairent un aspect souvent oublié de la genèse de la R16 : le pari du bicorps à hayon n'allait pas de soi en interne, et la direction de Renault a longtemps gardé ouvertes des alternatives plus conventionnelles (coupé, cabriolet) avant de miser pleinement sur la formule qui allait faire l'originalité — et le succès — du modèle de série (voir Genèse de la Renault 16 — du projet 114 au projet 115 (1958-1965) et La Renault 16, voiture de l'année 1966 — la troisième édition d'un trophée encore jeune).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
lignesauto.fr, fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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