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§ 02 · Moteur

La gamme des moteurs essence de la Renault 21, du 1,4 L d'entrée de gamme au 2,2 L catalysé

Renault 21 · 1986–1996 · 3 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Une gamme large, héritée plutôt que conçue sur mesure

Conséquence directe des contraintes budgétaires ayant présidé à la conception du projet X48 (voir Genèse de la Renault 21 — le projet X48, entre contrainte financière et prudence technologique), la Renault 21 ne reçoit aucun moteur entièrement nouveau à son lancement : sa gamme essence recycle des blocs déjà en production ailleurs dans la gamme Renault, avec l'implantation transversale ou longitudinale imposée par chaque famille de moteur (voir L'architecture technique de la Renault 21 — deux implantations moteur sur une même plateforme).

L'entrée de gamme : le 1,4 L Cléon-Fonte

Le 1,4 L à carburateur (type C2J), issu de la famille Cléon-Fonte déjà ancienne au moment du lancement de la 21, développe 68 ch. Réservé aux finitions TL d'entrée de gamme, il n'est commercialisé que sur certains marchés d'exportation où la demande pour une motorisation d'accès reste soutenue (Grèce, Italie, Turquie, Espagne, Portugal) — il n'est jamais proposé sur le marché français.

Le cœur de gamme : le 1,7 L en plusieurs versions

Le bloc 1,7 L, hérité des Renault 9/11, constitue le cœur de la gamme essence de la 21 :

  • version à carburateur simple corps (type F1N), 76 ch, finition TL — avec une déclinaison catalysée à injection de 75 ch pour les marchés l'exigeant dès le lancement (Allemagne de l'Ouest, Suisse, pays nordiques) ;
  • version à carburateur double corps (type F2N), 90 puis 92 ch, sur les finitions TS, GTS, RS (à connotation sportive, rapports de boîte raccourcis) et TSE (avec planche de bord à affichage numérique en Phase 1) ;
  • après le passage généralisé à la catalyse au 1ᵉʳ janvier 1993, une version à injection de 95 ch remplace uniformément les versions à carburateur.

Le haut de gamme atmosphérique : 2,0 L et 2,2 L

Le 2,0 L à injection électronique multipoint (type J7R), à implantation longitudinale, développe 120 ch et équipe les finitions GTX, RX et TXE (également dotées de la planche de bord numérique en Phase 1). Le 2,2 L catalysé à injection (type J7T), de 110 ch, est réservé aux marchés imposant le catalyseur dès le lancement — cette version sert par ailleurs de base mécanique à la Renault Medallion nord-américaine (voir La Renault 21 en Amérique du Nord — Medallion et Premier, l'héritage AMC-Chrysler).

La nouveauté de la Phase 2 : le 2,0 L 3 soupapes de la TXI

À l'occasion du restylage de l'été 1989, une nouvelle variante du bloc 2,0 L Douvrin, à 3 soupapes par cylindre et injection électronique multipoint, fait son apparition sur la finition sportive TXI, développant 140 ch sans catalyseur (137 ch catalysé) — une évolution technique notable détaillée dans Le moteur 3 soupapes de la Renault 21 TXI — la sportive intermédiaire de la Phase 2.

Le sommet de gamme : le 2,0 L Turbo

Le modèle-phare de toute la gamme essence reste le 2,0 L Turbo (type J7R turbocompressé), lancé à l'été 1987, culminant à 175 ch avant le passage à la catalyse (162 ch ensuite) — dont le détail technique complet figure dans Le moteur 2,0 L Turbo J7R de la Renault 21 Turbo — la pointe technique de la gamme (dossier Renault 25).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), en.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0)
Date d'extraction
16 sept. 2026
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