Le Diesel Douvrin de la Renault 25 — du 64 ch atmosphérique au Turbo-DX
Un bloc réputé sobre et increvable
Le moteur Diesel de la Renault 25 est un 4 cylindres en ligne « Douvrin » de 2 068 cm³, alésage x course 86 x 89 mm, avec un taux de compression élevé caractéristique des Diesel à injection indirecte de l'époque (21,5:1). En version atmosphérique, il développe 64 ch DIN à 4 500 tr/min pour 12,9 mkg de couple (TD), puis 70 ch à même régime (14 mkg de couple) sur la GTD — les deux versions se distinguant par ailleurs par le diamètre de braquage (10,6 m pour la TD, 10,8 m pour la GTD selon le tableau technique du club Renault 25 Français) et par la monte pneumatique. Les performances restent modestes (155 à 165 km/h selon la phase) mais la consommation est parmi les plus basses de toute la gamme haut de gamme européenne de l'époque : 5,0 à 5,2 l/100 km à vitesse stabilisée de 90 km/h, 8,8 l/100 km en cycle urbain.
La version turbocompressée : Turbo-D et Turbo-DX
Le même bloc, suralimenté par un turbocompresseur, équipe les versions Turbo-D et Turbo-DX, culminant à 85 ch à 4 250 tr/min pour un couple de 18,5 mkg à seulement 2 000 tr/min — un agrément de conduite à bas régime très supérieur à la version atmosphérique. La vitesse maximale atteint 172 km/h, pour une consommation qui reste contenue (5,0 l/100 km à 90 km/h stabilisé, 8,4 l/100 km en cycle urbain). Ces versions haut de gamme Diesel se distinguent également par un freinage plus élaboré (disques ventilés à l'avant, disques pleins ou tambours à l'arrière selon la présence de l'ABS) et une monte pneumatique plus large (195/60 R15) que les versions atmosphériques (185/70 R14).
Un rôle stratégique dans la gamme
D'après planeterenault.com, la fiabilité mécanique du bloc Diesel Douvrin contraste nettement avec les soucis électroniques rencontrés par ailleurs sur la Renault 25 en début de carrière (voir La crise de fiabilité électronique de la Renault 25 et la prudence technologique de la Renault 21) : c'est un moteur sur lequel « il y a peu de choses à reprocher ». En phases 2 et 3, les versions Turbo D et Turbo DX représenteront à elles seules près de la moitié de la production totale de la Renault 25 — signe de la place centrale prise par le Diesel dans la carrière commerciale du modèle, tendance de fond du marché français des années 1980 que confirme également le succès du même bloc sur la Renault 21.
Voir aussi
- Lancement et gamme Phase 1 de la Renault 25 (1984-1988)
- Les moteurs essence 4 cylindres Douvrin de la Renault 25 — du carburateur à l'injection 12 soupapes
- Le V6 PRV de la Renault 25 — de l'injection atmosphérique aux 205 ch du Turbo
- Le Diesel de la Renault 21 — du J8S au dépannage F8Q, un cas d'école industriel
- Site source
- renault25.com (Club Renault 25 Français), planeterenault.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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