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§ 02 · Moteur

Les moteurs essence 4 cylindres Douvrin de la Renault 25 — du carburateur à l'injection 12 soupapes

Renault 21 / Renault 25 · 1986–1996 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le bloc de base : 2,0 L à carburateur (TS/GTS)

Les versions d'entrée et de milieu de gamme (TS, GTS) reçoivent le 4 cylindres en ligne « Douvrin » de 1 995 cm³ (alésage x course 88 x 82 mm, taux de compression 9,2:1), alimenté par un carburateur double corps, développant 103 ch DIN à 5 500 tr/min pour un couple de 16,5 mkg à 3 000 tr/min. Selon la configuration de boîte (5 rapports « courte » ou « longue ») et de finition, la vitesse maximale s'échelonne de 178 à 182 km/h. Ce même bloc, dans sa version huit soupapes à carburateur, restera en service comme moteur d'accès à la gamme jusqu'à la fin de la Phase 1.

L'injection électronique : TX puis TI/TXI

À partir de mars 1987 apparaît une version à injection électronique du même 2,0 L huit soupapes, développant 120 ch (118 ch selon planeterenault.com — écart mineur) et portant la vitesse de pointe à 195 km/h : elle équipe les versions TX puis TXE. En 1989, une évolution plus poussée du bloc, passée à 12 soupapes et injection électronique intégrale, atteint 140 ch à 6 000 tr/min (136 ch en version catalysée) pour 17,9 mkg de couple à 4 300 tr/min : elle équipe les versions TI et TXI, capables de 193 à 207 km/h selon la boîte de vitesses (mécanique 5 rapports ou automatique 4 rapports). Cette évolution 12 soupapes deviendra en 1990 le premier moteur essence français de moins de 2,0 L équipé d'un pot catalytique à ne perdre que 4 ch dans l'opération, un résultat technique salué par la presse d'époque.

Le bloc 2,2 L : GTX puis TXI catalysée

La version haut de gamme quatre cylindres utilise un bloc Douvrin porté à 2 165 cm³ (même alésage, course allongée), à injection électronique intégrale, huit soupapes. Sur la GTX, il développe 123 ch au lancement, porté à 126 ch après septembre 1986 (195 km/h, 200 km/h en Phase 2 avec la nouvelle boîte 5 rapports NG3 à embrayage par câble) ; une version catalysée, disponible à l'export jusqu'en 1992, ne délivre que 110 ch. En 1990, ce bloc 2,2 L catalysé remplace définitivement le 2,0 L 12 soupapes non catalysé au catalogue de la TXI, qui devient alors la version d'entrée dans la hiérarchie essence de la gamme réorganisée en niveaux Confort/Luxe/Baccara.

Une gamme de puissances progressive et cohérente

Ces trois familles de blocs 4 cylindres (2,0 L 8 soupapes, 2,0 L 12 soupapes, 2,2 L) permettent à Renault de graduer finement l'offre essence de la 25 de 103 à 140 ch, avant l'entrée en jeu des versions V6 (voir Le V6 PRV de la Renault 25 — de l'injection atmosphérique aux 205 ch du Turbo) pour le haut de la gamme. Cette architecture technique, dérivée des blocs déjà utilisés sur les Renault 20/25, sera reprise et déclinée à l'identique sur la Renault 21, qui partage directement la filiation du moteur Douvrin en position longitudinale.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
renault25.com (Club Renault 25 Français, fiches techniques par code moteur), fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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