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§ 10 · Restauration

Restaurer une Renault 5 Alpine Turbo — retour d'expérience d'un chantier complet

Renault 5 · 3 min de lecture · extraite le 11 sept. 2026

Le Forum Alpine Renault (FAR), principale communauté francophone dédiée aux Renault sportives (Alpine, Gordini, R5 Alpine/Turbo, voir Renault 5 Alpine et Alpine Turbo — la rivale française de la Golf GTI), héberge de nombreux fils de restauration détaillés. Celui d'un membre au pseudonyme « Denis21 », entamé en 2017 sur une R5 Alpine Turbo de 1983, offre un aperçu concret et transférable des points de vigilance propres à ce modèle.

Un état initial trompeur

La voiture, d'une belle teinte bleue, paraissait extérieurement en état acceptable — intérieur propre, absence de toit ouvrant limitant les infiltrations classiques. Le démontage révèle une tout autre réalité : sous une peinture au pistolet appliquée grossièrement, « une mine de rouille et d'éléments mal soudés » se cachait, avec des réparations antérieures rustiques.

Points de rouille classiques identifiés sur ce modèle

À l'avant : tôle de tablier ressoudée trop en arrière, passage de roue avant droit repris à gros points de soudure disgracieux, légère rouille et petits trous sur la face avant droite, pieds de porte pourris avec réparations artisanales, tôles sous les ailes endommagées. À l'arrière : ailes complètement rongées, bas de caisse corrodés de l'intérieur, demi-coquille du passage de roue à remplacer intégralement (pièce introuvable dans le commerce au moment du chantier), montant mal ressoudé. Sous caisse : rouille légère généralisée, longeron arrière gauche mal repris par une « rustine », plancher de coffre attaqué sous la banquette arrière, et surtout un renfort de support de train arrière complètement rongé — un point structurel critique sur ce modèle, à contrôler en priorité lors de tout achat (voir Cote et conseils d'achat — Renault 5 Alpine Turbo et Supercinq GT Turbo).

Méthode retenue : l'« archéologie » plutôt que le sablage intégral

Plutôt qu'un décapage complet par sablage, l'auteur du fil choisit une approche progressive : « localiser, gratter, réparer, protéger », avec un traitement anticorrosion à base de zinc puis un apprêt époxy, jugé plus durable dans la durée. Les tôles de réparation, fournies par le spécialiste de pièces Cipere, sont décrites comme « pas trop mal pensées par rapport à de l'adaptable », mais nécessitent un ajustement avant soudure pour respecter les chevauchements de tôle typiques de l'assemblage d'origine de la R5.

Pour accéder au dessous de caisse sans mise sur marbre ni renforts structurels supplémentaires, l'auteur fabrique un tourne-broche artisanal à partir de ferraille de récupération, d'un tube et d'embouts de bouteille de gaz — une solution jugée suffisante sans besoin d'un outillage professionnel coûteux.

Une durée de chantier révélatrice de l'ampleur du travail

Le projet, entamé en 2017, s'étend sur plusieurs années avant d'atteindre son terme côté carrosserie (fin 2019 visée), le décapage entièrement manuel et la recherche de pièces rares expliquant l'essentiel de cette durée — un rythme cohérent avec ce que rapportent d'autres chantiers de restauration au long cours documentés ailleurs dans ce corpus multi-marques, même sur des véhicules bien plus anciens et selon un esprit méthodologique comparable (voir Restauration complète d'un moteur 15/6 (récit détaillé) dans le corpus citroen-traction-avant/).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
forum.alpinerenault.com (Forum Alpine Renault)
Auteur du site
pseudonyme « Denis21 », membre du Forum Alpine Renault depuis 2016
Date d'extraction
11 sept. 2026
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