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§ 03 · Transmission

De la manuelle à overdrive au tout-automatique — l'évolution des transmissions de la P5 et de la P5B

Rover P4 & P5 · 1949–1964 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

La P5 à six cylindres : un choix laissé au client

Sur la P5 à moteur six-cylindres (1958-1967), Rover laisse le choix entre une boîte manuelle et une boîte automatique — contrairement à la P4 qui, elle, avait conservé jusqu'en 1959 le système de roue libre plutôt qu'une véritable automatique maison en dehors du 105R (voir Le roue libre de la P4 — une particularité de conduite héritée d'avant-guerre, disparue en 1959 et La Roverdrive du 105R — la première boîte automatique entièrement britannique). Sur la version manuelle, un overdrive en option permet d'allonger le rapport final sur les grands trajets ; à partir de mai 1960, cet overdrive devient d'ailleurs équipement de série plutôt qu'une simple option payante, un signe de la montée en gamme continue de la voiture au fil des années.

La P5B : l'automatique s'impose sans discussion

Le passage au V8 d'origine Buick à l'automne 1967 s'accompagne d'un choix de transmission radicalement simplifié : la P5B n'est plus jamais proposée qu'avec une boîte automatique à trois rapports Borg-Warner Type 35, montée de série avec la direction assistée — aucune version manuelle du V8 n'a jamais existé sur cette voiture, à la différence de la P6 3500S qui recevra, elle, une boîte manuelle renforcée à partir de l'automne 1971 (voir Avril 1968 — le V8 s'installe dans la baie moteur imaginée pour une turbine, dossier rover-p6-sd1/). Ce choix reflète fidèlement la vocation de la P5B, pensée avant tout pour un usage de chauffeur institutionnel ou de conduite reposante plutôt que pour l'agrément sportif.

Un contraste révélateur avec la P6

Ce contraste entre une P5B exclusivement automatique et une P6 3500 qui gagnera, elle, une alternative manuelle quelques années plus tard illustre bien la divergence de philosophie entre les deux gammes contemporaines chez Rover : la P5B reste jusqu'au bout la voiture du confort et du prestige institutionnel, quand la P6 assume une vocation plus dynamique, y compris dans ses motorisations les plus puissantes (voir Boîtes de vitesses P6 et SD1 — du Borg-Warner 35 au LT77, une évolution sous contrainte de couple, dossier rover-p6-sd1/).

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Provenance de cette fiche
Site source
classicsworld.co.uk ; carandclassic.com ; en.wikipedia.org
Date d'extraction
16 sept. 2026
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