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§ 01 · Histoire et modèles

Simca 1000 — la valse des déclinaisons, 1962-1968

Simca 1000 · 4 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une gamme qui s'étoffe très vite par le bas et par le haut

Dès sa deuxième année de commercialisation, la Simca 1000 entame un processus de segmentation qui ne s'arrêtera plus jusqu'à la fin de sa carrière : une même caisse et une même mécanique de base déclinées en de multiples niveaux de finition et de motorisation, pour couvrir simultanément le segment d'entrée de gamme et une clientèle plus exigeante. Cette fiche retrace la période 1962-1968, avant la refonte plus profonde qui accompagne le passage aux années 1970 (voir Simca 1000 — la deuxième vie de la gamme, 1969-1978).

1963 : la Simca 900, une version d'appel dépouillée

En 1963 apparaît la Simca 900, positionnée sous la 1000 elle-même. Elle reprend le tout premier moteur de la 1000 (944 cm³, autour de 34 ch), déclassé après que la berline « normale » a elle-même reçu un moteur plus puissant. Vendue 5 950 francs — moins cher qu'une Aronde Étoile 6 — elle se distingue par une liste d'équipements réduite au strict minimum : enjoliveurs de phares et éclairage de plaque couleur carrosserie plutôt que chromés, pare-chocs sans butoirs, absence de baguettes latérales sur les gouttières et le pare-brise, absence de cendrier et d'allume-cigare, volant sans logo, tapis de sol minimalistes, et même une lunette arrière en plexiglas plutôt qu'en verre. Pour le millésime 1964, la 900 se scinde en deux : une version de base toujours dépourvue de fausse calandre, et une 900C qui la retrouve, animée par le moteur porté à 39 ch.

À l'autre extrémité de la gamme, la Simca 1000 Luxe apparaît la même année, avant de devenir 1000 GL en 1964 avec le moteur du coupé Bertone, alors crédité de 42 à 52 ch selon les sources (divergence non tranchée, voir sources/verification-croisee.md), un intérieur simili-cuir, des joncs de pare-brise et des baguettes latérales.

1965 : l'arrivée de la boîte semi-automatique Ferodo

En 1965, la version GLS coiffe la gamme au-dessus de la GL, avec sièges à dossier inclinable (« couchette ») et baguettes latérales spécifiques. La même année apparaît surtout la GLA, dotée d'une boîte présentée comme automatique à trois rapports mais qui n'a d'automatique que le nom : le système, développé par Ferodo, se contente de remplacer la pédale d'embrayage par un dispositif électromagnétique piloté depuis le levier de vitesses, le passage des rapports restant manuel (voir Boîtes de vitesses de la Simca 1000 — la manuelle sous licence Porsche et la semi-automatique Ferodo pour le détail de ce mécanisme). Cette option s'étendra en 1966 aux finitions GL et GLS.

1966 : renominations, Barreiros et la « Commerciale »

Le millésime 1966 rebat les cartes de la nomenclature : la 900 devient la 1000 L, conservant une présentation minimaliste mais avec des entourages de phares chromés ; une nouvelle LS s'intercale au-dessus avec un moteur porté à 44 ch, reconnaissable à l'absence de baguettes et de butoirs de pare-chocs et à un tableau de bord à deux cadrans seulement ; la GLS reçoit des déflecteurs sur les vitres avant ; et le compteur de vitesse rond cède la place à un modèle horizontal sur le reste de la gamme. C'est également en 1965-1966 que débute, en Espagne, la production sous licence chez Barreiros (voir La Simca 1000 en Espagne — Barreiros, Villaverde et une gamme parallèle méconnue) — une bascule qui coïncide avec le changement de contrôle capitalistique de Simca, alors définitivement passée sous la coupe de Chrysler.

Fin 1966 (ou 1967 selon une source), apparaît la Simca 1000 Commerciale, une finition dépouillée destinée aux flottes et à la clientèle professionnelle — et non, comme son nom pourrait le laisser penser, une carrosserie utilitaire distincte : la Simca 1000 est toujours restée une simple berline quatre portes tout au long de sa carrière (voir Identifier une Simca 1000 par millésime — repères visuels et le fourgon Heuliez resté à l'état de prototype, qui évoque aussi un projet de fourgonnette Heuliez resté à l'état de prototype).

1968 : dernière étape avant la grande refonte

Pour le millésime 1968, les motorisations sont à nouveau ajustées : les L et LS reçoivent un moteur Poissy de 39 ch, les GL et GLS un moteur de 42 ch. C'est la dernière étape de stabilité de la gamme avant la refonte complète qui accompagne l'arrivée du millésime 1969, avec la crémaillère de direction, la nouvelle calandre et la réorganisation complète de la nomenclature (Sim'4, Spéciale) détaillée dans Simca 1000 — la deuxième vie de la gamme, 1969-1978.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
newsdanciennes.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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