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§ 01 · Histoire et modèles

De la K1 à la K6 (1971-1976) : mises à jour annuelles et divergence des marchés

Honda CB750 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Le principe du « kairyo » : une amélioration continue plutôt qu'une rupture

La lettre K du nom de code des différents millésimes de la CB750 renvoie au terme japonais kairyo, qui signifie « amélioration » ou « mise à jour ». Après la K0 de 1969-1970, Honda fait ainsi évoluer sa grosse cylindrée par petites touches annuelles plutôt que par ruptures technique majeures, une politique de mise à jour continue qui court jusqu'à la fin de la carrière du modèle SOHC en 1978 (voir K7, K8 et la lignée F/F2 : le crépuscule du quatre cylindres SOHC (1976-1978)).

La K2 (1972) : une détente délibérée du moteur

En 1972, Honda modifie sensiblement la fiche technique du moteur sur la K2 : l'arbre à cames est changé, les gicleurs de carburateur sont réduits, et un silencieux à cinq chambres de détente plus étouffé est monté. Conséquence directe : la puissance mesurée à la roue arrière chute de 67 à 58 chevaux, une évolution motivée par les contraintes environnementales et sonores montantes plutôt que par une recherche de performance. Sur le plan esthétique, la K2 introduit des cache-fourreaux de fourche chromés et un verrou de selle.

La K3 à la K6 (1973-1976) : détails cosmétiques et marché nord-américain

La K3 (1973) reçoit un échappement encore plus étouffé, de nouveaux supports de compteurs, un déflecteur de protection sur le disque de frein avant et une large bande décorative sur les flancs du réservoir. La K4 (1974) élargit cette bande blanche et réintroduit la teinte Sunrise Orange, rejointe par le Freedom Green Metallic et le Boss Maroon Metallic. La K5 (1975) modifie l'instrumentation (cadrans plus sombres, graduations du compteur de vitesse passant à des incréments de 10) et propose le Planet Blue Metallic et le Flake Apricot Red. La K6 (1976) revient à des cadrans plus clairs et n'est proposée qu'en une seule teinte, le Candy Antares Red.

Une divergence documentée entre les marchés

Les sources consultées signalent que les millésimes K3, K4 et K5 sont vendus quasi exclusivement sur le marché nord-américain. Au Royaume-Uni, la K2 reste commercialisée avec des évolutions mineures jusqu'à l'arrivée de la K6 en 1976, qui constitue pour le marché européen l'ultime version du modèle « quatre tubes d'échappement » avant l'apparition des variantes F (voir K7, K8 et la lignée F/F2 : le crépuscule du quatre cylindres SOHC (1976-1978)) et se reconnaît à des autocollants de réservoir disposés dans un panneau distinct de la version américaine. Cette divergence de gamme selon les marchés, courante chez les constructeurs japonais de l'époque, complique l'identification précise d'un exemplaire par sa seule apparence et explique une partie des désaccords rencontrés dans les forums de propriétaires sur la datation de certains exemplaires européens.

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Provenance de cette fiche
Site source
amcn.com.au
Date d'extraction
16 sept. 2026
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