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§ 02 · Moteur

Le bicylindre 649 cm³ de la T120 — architecture, carburation et divergences de puissance annoncée

Triumph Bonneville · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Architecture générale

Le moteur de la Bonneville T120 est un bicylindre parallèle vertical à quatre temps, culbuté (OHV), refroidi par air, de 649 cm³ (alésage 71 mm, course 82 mm) — une architecture directement héritée de la Speed Twin de 1937 et du Tiger T110 dont il reprend l'essentiel de l'architecture bas-moteur (voir Avant la Bonneville — Edward Turner, la Speed Twin et l'héritage du bicylindre parallèle Triumph). Sa spécificité par rapport au T110 tient à sa culasse à ports d'échappement séparés (« splayed-port »), alimentée par deux carburateurs Amal monobloc au lieu d'un seul, ainsi qu'à un vilebrequin forgé monobloc et un volant moteur boulonné plus robuste, conçus pour encaisser le régime et la puissance supplémentaires.

Puissance annoncée : des chiffres qui varient selon les sources

Les chiffres de puissance cités pour le moteur T120 d'origine varient sensiblement d'une source à l'autre : certaines rétrospectives spécialisées avancent 46 ch à 6 500 tr/min avec un couple de 37,8 lb-pi à 5 500 tr/min, quand d'autres synthèses évoquent plutôt un chiffre proche de 47 ch. Cet écart, mineur mais réel, illustre une difficulté classique de la documentation moto britannique d'après-guerre : l'absence de mesures au banc normalisées et largement diffusées à l'époque, contrairement aux données constructeur modernes.

Une vitesse de pointe également disputée

Le même flou touche la vitesse maximale revendiquée à l'époque : selon les sources, la T120 atteint « sans aucune modification » les 115 mph, quand d'autres synthèses techniques (fiches spécifications) retiennent un chiffre plus conservateur de 108 mph. Les deux valeurs sont plausibles et pourraient refléter des conditions d'essai différentes (préparation moteur, poids du pilote, réglage carburation) plutôt qu'une contradiction pure — mais aucune des sources consultées ne permet de trancher formellement entre les deux.

Évolutions mécaniques au fil des années 1960

Le bloc moteur 649 cm³ connaît plusieurs évolutions significatives sans changer de cylindrée avant 1973 : passage à la construction intégrée avec la boîte de vitesses en 1963 (voir L'évolution de la T120 (1960-1971) — de la construction séparée au cadre à huile controversé), nouveau système d'allumage plus fiable en 1968, généralisation de la boîte cinq rapports en 1972 — un an avant que la cylindrée elle-même ne passe à 744 cm³ avec l'arrivée de la T140 (voir Le bicylindre 744 cm³ de la T140 — cinq rapports, normes américaines et culasse à quatre soupapes).

Un succès commercial qui dépasse les attentes

Sur le seul marché américain, principal débouché du modèle, Triumph enregistre en 1967 sa meilleure année commerciale historique, avec environ 28 000 T120 vendues — un chiffre qui témoigne de l'adéquation entre ce moteur et les attentes d'un marché en plein essor pour les motos de forte cylindrée à l'époque.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
16 sept. 2026
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