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§ 13 · Achat administratif

Quelle série choisir ? Un guide d'achat comparatif

Alfa Romeo Spider / Duetto · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un choix qui dépend d'abord de ce que l'on recherche

Les quatre séries du Spider, malgré une architecture mécanique restée globalement stable pendant vingt-sept ans (voir Un châssis Giulia sous la robe Pininfarina — suspensions, direction et freins du Spider), présentent des profils d'achat suffisamment différents pour orienter clairement le choix d'un acheteur selon ses priorités entre pureté du dessin d'origine, praticité au quotidien et budget disponible.

Série 1 « Osso di Seppia » : la plus pure, la plus rare, la plus chère

La plus recherchée par les collectionneurs, pour trois raisons qui se renforcent mutuellement : c'est la plus rare des quatre séries (13 678 exemplaires, contre plus de 51 000 pour la série 2 — voir Alfa Romeo Spider « Duetto » (1966-1993) — vue d'ensemble d'un record de longévité), c'est le dernier dessin personnel de Battista Pininfarina (voir Des Superflow au Duetto — dix ans de recherche stylistique chez Pininfarina), et c'est la seule série directement associée à l'apparition dans Le Lauréat (voir Le Lauréat (1967) — le film qui a donné une seconde vie commerciale au Spider). Ces trois facteurs se traduisent directement dans la cote de collection actuelle (voir Pourquoi le Spider ne vaut pas plus cher — une analyse de la cote plutôt qu'un simple relevé de prix). Revers de la médaille pour un usage régulier : coffre exigu, injection ou carburation d'origine parfois plus délicate à entretenir que sur les séries ultérieures, et pièces de carrosserie spécifiques (queue arrondie) plus rares et donc plus coûteuses à remplacer en cas de restauration.

Série 2 « Coda Tronca » : le meilleur compromis en volume disponible

De très loin la série la plus produite (plus de 51 000 exemplaires), la série 2 offre logiquement le plus grand choix d'occasions disponibles sur le marché, avec un net avantage pratique — un coffre agrandi par la queue tronquée — au prix d'un dessin plus consensuel. Les guides d'achat français consultés pour cette fiche recommandent une vigilance particulière sur les exemplaires « America » à injection mécanique SPICA (voir Rouille, fuites et idées reçues — les vrais points faibles du Spider pour le détail des points de contrôle), plus délicats à entretenir que les versions européennes à carburateurs si l'acheteur ne dispose pas d'un spécialiste de confiance à proximité.

Séries 3 et 4 « Aerodinamica » et « Ultima » : le meilleur rapport qualité-prix

Selon un guide d'achat français consacré spécifiquement aux séries 3 et 4 (caradisiac.com), ces deux dernières générations — plus modernes mécaniquement (injection électronique généralisée, voir Des Weber à l'injection Motronic — la longue transition du Spider vers l'électronique), mieux équipées et souvent mieux préservées du fait de leur plus jeune âge — se négocient à l'achat à des tarifs sensiblement plus abordables que les deux premières séries, à qualité d'entretien comparable. Un guide français dédié à la seule série 4 (motorlegend.com) recommande en particulier une attention portée à l'état des pare-chocs plastique intégrés (plus coûteux à remplacer que les pare-chocs chromés des séries antérieures en cas de choc) et au bon fonctionnement de l'injection Bosch Motronic. La version Quadrifoglio Verde de fin de série 3 (voir La « queue de caoutchouc » — le restylage Aerodinamica de 1983 et sa Quadrifoglio Verde), plus rare (2 598 exemplaires) et mieux équipée, commande logiquement une prime par rapport à une Spider Veloce standard de la même génération.

Les points de contrôle universels, quelle que soit la série

Indépendamment de la série considérée, la FAQ de référence anglophone du modèle (alfaspiderfaq.org) recommande systématiquement de vérifier en priorité l'état de la rouille sur les passages de roue, les bas de caisse et les planchers (voir le détail complet dans Rouille, fuites et idées reçues — les vrais points faibles du Spider), l'alignement des panneaux de carrosserie (signe d'un accident mal réparé), et l'absence de fuites autres que de très légers suintements d'huile moteur, normaux sur ce type de mécanique en alliage léger.

Un même conseil, martelé par toutes les sources consultées

Qu'il s'agisse des guides français ou de la FAQ américaine, un même conseil revient systématiquement : sur un modèle aussi ancien et mécaniquement simple, l'état général et l'historique d'entretien d'un exemplaire précis comptent infiniment plus que l'année ou la série pour déterminer si un achat est une bonne affaire — un principe qui vaut d'ailleurs pour la quasi-totalité des véhicules de collection traités dans ce corpus.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
caradisiac.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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