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§ 05 · Transmission

1983 : l'Audi 80 quattro, ou la démocratisation de la transmission intégrale sur une simple berline

Audi 80/90 · 1972–1996 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une Ur-Quattro sans turbo, en habit de berline

En 1983, la transmission intégrale permanente quattro devient disponible sur l'Audi 80 elle-même — une berline familiale, à l'opposé de l'image de voiture de sport exclusive incarnée par l'Ur-Quattro. Selon Wikipédia anglophone, cette Audi 80 quattro (désignation interne Typ 85, partagée avec le Coupé quattro et l'Ur-Quattro elle-même) est décrite sans détour comme « essentiellement une Ur-Quattro sans turbocompresseur, avec une carrosserie de berline » — la même transmission intégrale, la même philosophie technique, mais sans la suralimentation qui fait la réputation de performance de sa grande sœur.

Un choix qui n'est pas toujours le plus rationnel sur le papier

Curieusement, l'Audi 80 quattro n'est pas nécessairement le choix le plus avantageux sur le strict plan des performances et de la consommation : équipée du même moteur 5 cylindres 2 144 cm³ de 136 ch (100 kW) que l'Audi 100 CD à traction avant, l'Audi 80 quattro affiche un poids supérieur et une aérodynamique moins favorable que sa grande sœur — au point d'être plus lente (187 km/h contre 199 km/h de vitesse de pointe) et plus gourmande que l'Audi 100 CD, pourtant plus grande, mieux équipée et moins chère à l'achat. Ce paradoxe, relevé par la presse spécialisée belge de l'époque (Le Moniteur de l'Automobile, essai du 2 juin 1983), n'empêche pas l'Audi 80 quattro de trouver son public : elle reste un choix nettement plus abordable que l'Ur-Quattro elle-même, sans offrir toutefois la même tenue de route exceptionnelle qui a fait la réputation du coupé.

Des signes distinctifs discrets

Extérieurement, l'Audi 80 quattro se reconnaît à ses doubles phares, à un becquet avant intégrant des antibrouillards, à un becquet arrière en caoutchouc de la teinte de caisse, à l'inscription « quattro » sur le couvercle de coffre et à une sortie d'échappement double. L'habitacle bagages est légèrement réduit par rapport aux versions à traction avant (principalement en hauteur), ce qui impose l'usage d'une roue de secours à usage temporaire uniquement.

Le premier maillon d'une chaîne de démocratisation

L'Audi 80 quattro constitue le premier maillon d'une diffusion progressive de la transmission intégrale quattro sur des carrosseries et des volumes de production bien supérieurs à ceux de l'Ur-Quattro elle-même — un mouvement qui se poursuit avec le Coupé quattro dès septembre 1984 (voir Le Coupé Audi (1980-1996) : deux générations distinctes du Coupé GT à la version hayon), puis avec l'Audi 90 quattro nord-américaine à partir de 1990 (voir Les moteurs 5 cylindres de l'Audi 90 : un héritage de l'Audi 100, jusqu'au 20 soupapes), avant d'aboutir à une véritable innovation technique propre à cette gamme : l'introduction en 1986 du différentiel central Torsen, précisément sur l'Audi 80 quattro, avant même son adoption sur l'Ur-Quattro — voir Un fait méconnu : le différentiel Torsen a débuté sur l'Audi 80 quattro, avant l'Ur-Quattro elle-même.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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