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§ 02 · Moteur

Le six-cylindres M20 — colonne vertébrale de la gamme sportive civile, de la 320i à la 325i

BMW Série 3 E30 (gamme civile, 1982-1994) · 1982–1994 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Deux six-cylindres au lancement, hérités de l'E21

Comme le quatre-cylindres M10, le six-cylindres en ligne M20 équipe l'E30 dès son lancement fin 1982 dans deux cylindrées héritées directement de l'E21 : 2,0 L sur la 320i (92 kW/125 ch à l'origine, avec injection Bosch L-Jetronic) et 2,3 L sur la 323i (102 kW/139 ch). Ces deux modèles ne sont pas commercialisés en Amérique du Nord, vraisemblablement pour des raisons de conformité aux normes antipollution locales.

1985 : la bascule vers la 325i et la 2,5 litres

La mise à jour esthétique et mécanique de septembre 1985 (voir Le restylage de 1987 — la naissance de la « Série 2 » et l'arrivée du moteur M40) fait disparaître la 323i au profit d'une nouvelle génération de 2,5 L, la 325i, à injection Bosch Motronic et 125 kW (170 ch) — un moteur qui restera disponible jusqu'à la toute fin de la carrière de l'E30 (1993 pour cette motorisation précise) et qui équipera aussi bien les versions sportives (325is) que la version à transmission intégrale (325iX, voir La 325iX — la toute première BMW à transmission intégrale). Le restylage de 1987 porte encore la puissance de la 320i à 95 kW (127 ch) et celle de la 325i à 125 kW (168-170 ch selon les millésimes), tout en améliorant la consommation de carburant.

La version économique « eta », une branche à part

En parallèle de la 325i proprement dite, une déclinaison à vocation économique, la 325e (« eta »), utilise une version 2,7 L du même bloc M20 optimisée pour le couple à bas régime plutôt que pour la puissance de pointe — une philosophie mécanique suffisamment distincte pour faire l'objet de sa propre fiche (voir Le moteur « eta » — quand BMW mise sur le couple à bas régime plutôt que sur les chevaux).

Une fiabilité globalement saluée, à une condition impérative

Les professionnels de la restauration interrogés par le guide d'achat Hagerty s'accordent sur la robustesse d'ensemble du M20, dont les seuls défauts courants relèvent des fuites d'huile habituelles à un moteur de cette génération. Une réserve technique majeure s'impose cependant : le M20 est un moteur dit « à interférence », c'est-à-dire que la rupture de sa courroie de distribution entraîne la collision des soupapes avec les pistons et la destruction de la culasse — d'où une préconisation stricte de remplacement tous les 50 000 à 60 000 miles (environ 80 000 à 95 000 km) ou tous les cinq ans, pompe à eau généralement changée dans le même temps (voir L'entretien qui ne pardonne pas — la courroie de distribution du M20 et les vidanges de la 325iX pour le détail complet de cette procédure).

Un bloc recherché pour les préparations

Sa robustesse et sa simplicité relative en font aujourd'hui un moteur fréquemment reçu en donneur d'organes dans les projets de préparation ou de compétition amateur bâtis sur base d'E30 — un phénomène documenté plus largement dans De la compacte de yuppie à l'icône du drift — le statut culte planétaire de l'E30 et Le terrain de jeu du restaurateur — disponibilité des pièces et swaps moteur les plus courants.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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