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§ 01 · Histoire et modèles

Diffusion internationale de la Visa — cinq usines d'assemblage, et un détour inattendu par la Chine

Citroën Visa · 1978–1988 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Cinq sites d'assemblage en Europe

Au-delà de l'usine historique de Rennes-la-Janais, la Visa est assemblée dans quatre autres pays européens : à Vigo en Espagne (marché sur lequel la Visa n'est officiellement commercialisée qu'à partir de 1981), à Mangualde au Portugal, à Forest en Belgique, et à Koper, en Yougoslavie (auprès du façonnier Cimos), preuve d'une stratégie d'implantation industrielle nettement plus large que ne le laisserait supposer la seule carrière commerciale française du modèle. La version cabriolet Découvrable (voir La Visa Découvrable (1983-1985) — un cabriolet hybride signé Coggiola et Heuliez), elle, est assemblée uniquement chez Heuliez, à Cerizay.

Un rebond inattendu dix ans après l'arrêt de la production

Le fait le plus singulier de la diffusion internationale de la Visa concerne la Chine. Entre 1991 et 1994 — soit plusieurs années après l'arrêt de la production européenne du modèle —, le constructeur chinois Liuzhou Wuling assemble sur son sol de petites séries de Visa à partir de kits importés d'Europe, sous l'appellation Wuling LZW 7100. Faute de licence d'exploitation en bonne et due forme, les autorités chinoises finissent par interrompre les ventes du véhicule : plusieurs exemplaires resteront ainsi stockés, invendus, jusqu'à au moins 1997. Au total, 1 314 exemplaires auraient été produits, pour seulement 901 immatriculations officielles enregistrées sur la période. Ces Wuling reprennent la carrosserie de la version Diesel européenne, mais sans le moteur XUD7 d'origine : Liuzhou Wuling leur installe un trois-cylindres 1 litre de conception Daihatsu (référence 376Q), acheté à une usine voisine de Tianjin, développant 48 ch pour une vitesse de pointe de 130 km/h — une motorisation sans aucun rapport avec celles produites en Europe.

Une piste malgache non vérifiée

Une source anglophone signale par ailleurs, sans grand développement, un lien entre la Visa et Karenjy, petit constructeur artisanal malgache basé à Fianarantsoa, dont les véhicules ont longtemps reposé sur des bases mécaniques Peugeot et Citroën. Cette piste n'a pas pu être recoupée en détail dans le temps imparti à cette session : les modèles Karenjy documentés aujourd'hui (la gamme « Mazana », notamment) reposent sur des mécaniques bien plus récentes que celles de la Visa, et rien ne permet, en l'état de cette recherche, d'affirmer avec certitude quelle génération de véhicules Karenjy aurait effectivement utilisé des éléments techniques issus de la Visa. Cette piste est donc consignée ici comme gisement non exploité plutôt que comme fait établi.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, fr.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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