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§ 01 · Histoire et modèles

La Visa GTI (1984-1988) — la plus rapide des Visa, à l'ombre de la 205

Citroën Visa · 1978–1988 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un lancement tardif au Salon de Paris 1984

Présentée au Salon de Paris en octobre 1984 pour le millésime 1985, la Visa GTI arrive bien après la Chrono et la GT (voir La Visa Chrono (1982) — la première petite Citroën sportive de large diffusion et La Visa GT (1982-1986) — la sportive « bourgeoise » de la banque d'organes PSA) et près de deux ans après la Peugeot 205 GTI dont elle reprend l'essentiel de la mécanique : le 4 cylindres à injection électronique multipoint XU5J de 1 580 cm³, décliné en deux niveaux de puissance — 105 ch puis 115 ch selon les millésimes (voir Les moteurs Peugeot de la Visa — familles X, XU et XUD, de la Super à la GTI). C'est, avec le 652 cm³ bicylindre, l'un des rares moteurs de la gamme Visa à avoir fait l'objet d'une communication aussi directe sur son origine 205 — signe, s'il en fallait un, de l'ampleur prise par la banque d'organes PSA en fin de carrière du modèle (voir La Visa GT (1982-1986) — la sportive « bourgeoise » de la banque d'organes PSA pour la genèse de cette politique industrielle).

Des élargisseurs d'ailes devenus nécessaires

Pour loger le bloc XU5J et la voie plus large qu'il impose, la GTI reçoit, comme la version Diesel lancée la même période (voir Chronologie complète de la gamme Visa, millésime par millésime (1978-1988)), des élargisseurs d'ailes en plastique noir qui modifient sensiblement la silhouette de la caisse Visa II. Avec 188 puis 192 km/h en vitesse de pointe et un 0 à 100 km/h abattu en un peu moins de 9 secondes, la GTI devient sans conteste la plus rapide de toute la lignée Visa, loin devant la Chrono ou la GT.

Bien reçue par la presse, mal desservie par son image

Les essais de l'époque saluent unanimement la tenue de route, les performances et le confort de la GTI. Mais le succès commercial ne suit pas : héritière d'un restylage de 1981 déjà vieillissant en 1985 et proposée uniquement en carrosserie cinq portes — moins valorisante, aux yeux de la clientèle sportive de l'époque, que les trois portes de la 205 GTI —, la Visa GTI souffre d'un déficit d'image que son tarif nettement inférieur à celui de sa cousine de Sochaux ne suffit pas à compenser. Un article dédié à la Visa GT résume d'ailleurs le jugement rétrospectif porté sur la GTI par une partie de la presse spécialisée : malgré une mécanique supérieure, elle n'égale pas « l'homogénéité » de la GT qui l'a précédée de deux ans — une auto certes moins véloce, mais dont l'équilibre général aurait été jugé plus abouti par certains observateurs.

Une carrière écourtée par l'arrivée de l'AX

La GTI s'éteint avec le reste de la gamme Visa en 1988, à la suite du lancement de la Citroën AX cinq portes (voir 1988 — la fin de la Visa, éclipsée par l'AX mais prolongée par le C15). Elle laisse le souvenir d'une auto au potentiel réel, desservie jusqu'au bout par une carrosserie que même une mécanique honorable n'aura jamais suffi à faire oublier.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, fr.wikipedia.org, carjager.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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