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§ 07 · Carrosserie

L'habitacle « poste de pilotage » — du volant monobranche au multiplexage

Citroën XM · 1989–2000 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le dernier volant monobranche de l'histoire Citroën

Fidèle à la tradition esthétique inaugurée par la DS et perpétuée par la CX (voir interieur-harmand-lunule-satellites-cx, lien relatif dossier citroen-cx/), la XM de Phase 1 conserve le volant monobranche, dégageant une vue dégagée sur un tableau de bord à trois cadrans très fourni en informations (température moteur, pression et niveau hydraulique, usure des plaquettes, autodiagnostic moteur, ordinateur de bord à cinq fonctions). Ce volant est remplacé par un modèle à deux branches sur certains marchés (dont le Royaume-Uni) à partir de la mi-1992, puis, avec le restylage de juillet 1994, par un volant à quatre branches intégrant un airbag conducteur — mettant fin, de façon définitive cette fois, à soixante ans d'une signature stylistique remontant à la DS de 1955. Autre détail hérité de la tradition Citroën et qui disparaît sans bruit avec la XM : il n'existe pas de levier de frein à main classique, la XM étant équipée d'un frein de stationnement à pédale, avec un levier de déverrouillage situé à droite de la colonne de direction — y compris sur les versions à boîte manuelle.

Un poste de conduite qui a marqué les esprits

Le tableau de bord de la XM Phase 1, très chargé en boutons, voyants et afficheurs, a valu au modèle plusieurs surnoms affectueux dans la communauté anglophone des passionnés : la voiture est comparée par certains à un croisement entre une baleine et une DeLorean, ou surnommée « l'Enterprise » ou le « Faucon Millenium », en référence à la science-fiction, tant son cockpit évoque la console d'un vaisseau spatial davantage que celle d'une automobile ordinaire. Une astuce de diagnostic amateur, documentée par le site citroenet.org.uk, a même acquis une petite notoriété sous le nom de « XM Radio » : en réglant la radio de la voiture sur une fréquence FM inoccupée, il est possible d'entendre distinctement le sifflement des électrovannes du circuit hydraulique Hydractive, ce qui permet de localiser un dysfonctionnement du système de suspension.

Le multiplexage électrique, une réponse tardive aux problèmes de jeunesse

En mars 1995 (une première commercialisation ponctuelle datée de mars 1994 étant également mentionnée selon les sources — divergence mineure non tranchée), Citroën commercialise une petite série de 400 XM à câblage multiplexé : un bus de données unique remplace une partie du faisceau électrique classique pour la distribution des informations et de l'énergie, avec un écran de communication offrant au conducteur davantage d'informations. Cette technologie, généralisée en 1996-1997 sur une série limitée de Turbo Diesel Exclusive, ajoute la mémorisation de la position de conduite, l'indexation automatique du rétroviseur passager en marche arrière et l'essuie-glace automatique piloté par capteur de pluie — des équipements qui n'entreront dans les mœurs de l'industrie automobile généraliste que plusieurs années plus tard.

Une position surélevée pour les passagers arrière

Particularité relevée par plusieurs sources anglophones, dont citroenvie.com : les places arrière de la XM sont volontairement surélevées par rapport aux places avant, afin d'offrir aux passagers arrière une meilleure vue sur l'extérieur — un choix d'ergonomie explicitement pensé, selon ces mêmes sources, en fonction de l'usage protocolaire que ferait la voiture au sein de l'administration et du gouvernement français (voir Voiture d'État — le dernier trajet de Mitterrand et l'attachement personnel de Chirac).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
citroenet.org.uk (Julian Marsh, dont Ciarán Reilly) + recoupements en.wikipedia.org, fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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