De la Phase 1 à la Phase 2 — évolution de la carrosserie, la « 13e vitre » et les phares controversés
La « 13e vitre », signature exclusive de la berline
Dès son lancement, la berline XM se distingue par une double lunette arrière — surnommée la « 13e vitre » en référence au nombre total de surfaces vitrées de la carrosserie — qui isole les passagers arrière des courants d'air et de la contre-pression lorsque le hayon est ouvert. Cette particularité, absente du break (dont le hayon plus classique ne pose pas ce problème), reste l'un des éléments les plus fréquemment cités par les passionnés pour identifier une XM de loin.
Les différences visibles entre Phase 1 (1989-1994) et Phase 2 (1994-2000)
Le restylage de juillet 1994 modifie sensiblement la physionomie de la voiture sans en bouleverser la silhouette générale : les chevrons Citroën, jusque-là excentrés sur la calandre, sont recentrés et agrandis ; le sigle « XM » à l'arrière change de dessin (dans une police plus proche de celle de la Xantia) et se déplace vers la droite du hayon ; l'aileron arrière est abaissé, se rapprochant du haut du coffre ; le panneau situé entre le bas du pare-brise et le capot, gris ou noir en Phase 1, est repeint teinte caisse en Phase 2, ce qui modifie légèrement l'équilibre visuel de la face avant ; les rétroviseurs extérieurs sont enfin repositionnés pour améliorer la visibilité du rétroviseur passager depuis le poste de conduite, jusque-là partiellement masqué par le montant de pare-brise. Le tableau complet de ces différences, utile pour dater un exemplaire d'occasion, est détaillé dans Identifier une XM — Phase 1, « série 1,5 » et Phase 2.
Une carrosserie partiellement galvanisée
À la différence de la CX et des Citroën qui l'ont précédée, dont la corrosion prématurée reste un point de vigilance classique à l'achat (voir corrosion-rouille-points-vigilance-cx, lien relatif dossier citroen-cx/), la caisse de la XM bénéficie d'une galvanisation partielle dès l'origine. Selon citroenvie.com, ce traitement s'est révélé efficace dans la durée : la XM développe, de l'aveu même des sources consultées, nettement moins de rouille que ses devancières — un point fort trop souvent éclipsé par sa réputation de fragilité électrique et électronique (voir La crise de fiabilité des débuts et l'opération « XM Confiance » — les faits précis).
Les projecteurs à « surface complexe » : une prouesse au revers coûteux
Sur le plan strictement esthétique et aérodynamique, les projecteurs fournis par l'équipementier Valeo constituent une véritable prouesse technique pour l'époque : leur réflecteur, dessiné point par point par ordinateur (50 000 points de calcul), permet de restituer un faisceau de croisement conforme à la réglementation tout en offrant un rendement supérieur d'environ 45 % à un réflecteur métallique classique — et surtout, en autorisant une glace fixe dont c'est le réflecteur interne, et non l'ensemble du bloc optique, qui se règle : un choix qui permet d'incliner davantage le verre pour améliorer l'aérodynamisme du nez de la voiture, les joints entre projecteurs, calandre, capot et ailes étant réduits au minimum. Ce même dispositif technique se révèle toutefois être l'un des points faibles les plus documentés de la voiture sur le plan de la fiabilité et de la sécurité routière — un aspect traité en détail dans Points faibles électriques et électroniques — connecteurs, phares et calculateurs.
Une maquette de « Série 3 » restée à l'état de projet
Le sujet de l'ultime tentative de restylage envisagée à la fin des années 1990 (une mule de style reprenant le nez de la Xsara restylée), abandonnée au profit du développement de la C6, est traité dans Fin de carrière — la maquette « Série 3 », l'incertitude sur une remplaçante et l'arrêt de 2000.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org + recoupements fr.wikipedia.org, citroenet.org.uk, citroenvie.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Citro%C3%ABn_XM ↗
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