La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre et la fin d'un défaut de fiabilité
Le principe : plus de petites soupapes plutôt que deux grandes
La culasse Quattrovalvole (littéralement « quatre soupapes ») introduite en 1982 remplace les culasses à deux soupapes par cylindre (une admission, un échappement) des générations à carburateurs et à injection par une configuration à quatre soupapes par cylindre — deux d'admission, deux d'échappement, de diamètre individuel plus réduit. Cette configuration, classique en compétition automobile pour améliorer le remplissage des cylindres à haut régime, permet de faire remonter la puissance homologuée européenne de 214 ch (génération GTBi/GTSi à deux soupapes) à 240 ch, sans revenir sur les exigences de dépollution qui avaient motivé le passage à l'injection deux ans plus tôt (voir 308 GTBi et GTSi (1980-1982) : l'injection imposée par les normes antipollution). Le reste de l'architecture moteur — alimentation par injection Bosch K-Jetronic, allumage électronique Marelli Digiplex — est repris tel quel de la génération GTBi/GTSi qu'elle remplace.
Une correction technique qui règle, au passage, un vice caché
Un fait précis documenté par Wikipédia anglophone mérite d'être relevé pour sa dimension purement mécanique, indépendante de la question de puissance : les culasses à deux soupapes des générations précédentes (carburateurs et GTBi/GTSi) utilisaient des soupapes au sodium, un procédé destiné à améliorer la dissipation thermique mais connu pour un défaut de fiabilité documenté — une rupture possible au niveau de la jonction entre la tête de soupape et sa tige. La nouvelle culasse à quatre soupapes plus petites par cylindre abandonne ce type de soupape fragile, ce qui en fait, sur ce point précis, une évolution plus fiable que les générations qui l'ont précédée — un argument rarement mis en avant dans la légende de la Quattrovalvole, généralement présentée sous son seul angle de la performance retrouvée.
Une évolution mécanique conservée telle quelle sur la 328
Lorsque la 328 succède à la 308 QV en 1985, elle reprend la culasse Quattrovalvole sans modification de principe — seules l'augmentation de cylindrée (voir De 2 926 à 3 185 cm³ : l'évolution de cylindrée entre 308 et 328) et l'adoption d'un nouveau boîtier d'allumage Marelli MED 806A distinguent le moteur de la 328 de celui de la 308 QV. La culasse à quatre soupapes par cylindre reste ainsi, sans discontinuité, la configuration de référence de l'ensemble de la lignée jusqu'à la fin de la production en 1989.
Voir aussi
- Architecture générale du V8 Tipo F106 : montage transversal et héritage Dino · 308 Quattrovalvole (1982-1985) : quatre soupapes par cylindre pour retrouver la puissance perdue · L'injection de la 328 : allumage Marelli MED 806A et un défaut de conception connu (durite du radiateur d'huile) · Fiabilité et entretien : pourquoi la 308/328 reste réputée facile à vivre pour une Ferrari
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Ferrari_308_GTB/GTS ↗
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