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§ 01 · Histoire et modèles

308 Quattrovalvole (1982-1985) : quatre soupapes par cylindre pour retrouver la puissance perdue

Ferrari 308 & 328 · 1975–1985 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un correctif direct à la génération à injection

Présentée au Salon de Paris 1982, la 308 Quattrovalvole (« QV », littéralement « quatre soupapes ») corrige directement le défaut de performance de la génération GTBi/GTSi qu'elle remplace : en passant de deux à quatre soupapes par cylindre, la culasse du V8 F106 (rebaptisé F105 AB pour cette version) fait remonter la puissance homologuée à 240 ch pour les versions européennes — retrouvant quasiment le niveau de la toute première 308 GTB à carburateurs (255 ch) — et à 230 ch SAE pour les versions nord-américaines, contre 205 ch pour la génération GTBi/GTSi qu'elle remplace. Le détail technique de cette culasse à quatre soupapes est développé dans La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre et la fin d'un défaut de fiabilité ; l'injection Bosch K-Jetronic et l'allumage électronique Marelli Digiplex sont directement repris de la génération GTBi/GTSi, sans modification substantielle.

Des signes distinctifs précis, mais pas identiquement décrits par toutes les sources

La QV se reconnaît extérieurement par l'ajout d'un panneau à lamelles fines sur le capot avant (facilitant l'évacuation d'air chaud du radiateur), des rétroviseurs à commande électrique, une calandre redessinée avec feux longue portée rectangulaires de chaque côté, et des répétiteurs latéraux rectangulaires remplaçant les répétiteurs ronds. Une divergence précise mérite d'être signalée : Wikipédia anglophone situe l'ajout d'un petit badge émaillé Ferrari sur les rétroviseurs électriques, tandis que Wikipédia francophone attribue plutôt à cette génération l'apparition du « logo au cheval cabré dans la grille de calandre » — deux localisations différentes pour un même type de signe distinctif, non recoupées entre elles par une troisième source lors de cette session. À l'intérieur, un volant noir satiné à trois branches à centre triangulaire remplace l'ancien, et une sellerie mixte tissu/cuir devient disponible en option face au tout-cuir de série.

Un correctif technique qui règle au passage un défaut de fiabilité

Un bénéfice inattendu de la culasse Quattrovalvole, documenté par Wikipédia anglophone : elle élimine un défaut connu des soupapes au sodium utilisées sur les versions à deux soupapes par cylindre (GTBi/GTSi et 308 à carburateurs), sujettes à une rupture au niveau de la jonction entre la tête et la tige de soupape. La nouvelle culasse à quatre soupapes plus petites par cylindre n'utilise plus ce type de soupape fragile.

Des chiffres de production nettement supérieurs à la génération précédente

Entre 1982 et 1985, Wikipédia anglophone comme francophone convergent sur 748 GTB QV et 3 042 GTS QV produites — un rapport GTS/GTB encore plus marqué que sur la génération à carburateurs, annonçant la prépondérance écrasante de la version targa qui se confirmera avec la 328 (voir 328 GTB et GTS (1985-1989) : l'ultime évolution de la lignée avant la rupture technique). Sur le plan sportif, cette génération est également celle qui remporte l'essentiel des titres en rallye avec l'écurie Pozzi et Jean-Claude Andruet ainsi que Tonino Tognana, champion d'Italie des rallyes 1982 au volant d'une 308 GTB — un succès confirmé directement par les archives du constructeur sous le titre « Unstoppable 308 GTB ». Le détail complet du palmarès sportif de la 308 figure dans Michelotto et la 308 en rallye : Groupe 4 puis Groupe B (1978-1986).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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