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§ 02 · Moteur

Le moteur Twin Cam Lampredi de la 131 Abarth — 16 soupapes, une première chez Fiat

Fiat 131 / Fiat 131 Abarth · 1974–1985 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un bloc distinct de celui de la Fiat 128, mais du même ingénieur

Ce corpus documente déjà, côté fiat-128/, le moteur culbuté à courroie crantée conçu par Aurelio Lampredi pour la petite traction avant lancée en 1969 (voir Aurelio Lampredi et la conception du moteur de la Fiat 128). Le moteur de la 131 Abarth appartient à une famille technique totalement différente : c'est le bloc « Twin Cam » Lampredi, un quatre cylindres à double arbre à cames en tête né avec la Fiat 124 Sport Spider (1966) et déjà décliné en 1,6 L, 1,8 L et 2,0 L sur plusieurs modèles Fiat et Lancia du groupe (124 Spider, 132, Lancia Beta — et plus tard la Lancia Delta HF/Integrale, déjà documentée dans ce corpus, voir Architecture générale du 2,0 litres turbo — bloc Lampredi, cylindrée et implantation côté lancia-delta-integrale/). Le point commun entre les deux familles de moteurs n'est donc pas l'architecture, mais l'auteur : Lampredi a signé, à des dates différentes de sa carrière chez Fiat, deux lignées de moteurs aux vocations bien distinctes — voir Aurelio Lampredi — de la Formule 1 Ferrari aux moteurs de grande série Fiat pour une vue d'ensemble de son parcours et une clarification de cette double paternité, souvent source de confusion dans la presse généraliste.

Une architecture partiellement inédite pour la 131 Abarth

Selon Wikipédia italien, le quatre cylindres retenu pour la 131 Abarth Rally est un bloc « inédit » qui présente des points de contact avec celui de la Fiat 132 et de la Lancia Beta, tout en ne reprenant que partiellement l'expérience acquise sur le précédent moteur de la 124 Abarth Rally. Sa cylindrée est de 1 995 cm³ (alésage 84 mm, course 90 mm). La nouveauté la plus marquante tient à l'architecture de sa culasse en alliage léger : associée à la distribution classique à deux arbres à cames en tête, elle inaugure les quatre soupapes par cylindre sur une Fiat de série — une première pour la marque. Storiedirally.it précise que cette culasse à 16 soupapes dérive directement de celle montée sur la Fiat 124 Spider.

Deux niveaux de préparation, deux modes d'alimentation

Une puissance de course qui varie sensiblement selon les sources

Les chiffres de puissance en configuration course varient significativement d'une source à l'autre, sans qu'un arbitrage soit possible en l'état des sources consultées cette session : Wikipédia italien avance 220 ch à 7 500 tr/min ; storiedirally.it évoque 215 ch à 7 000 tr/min en début de carrière, dépassant 230 ch les années suivantes ; Stellantis Heritage (source constructeur) situe la fourchette à 225-245 ch ; Wikipédia anglais mentionne jusqu'à 240 ch en 1980, année du titre Röhrl. Ce désaccord chiffré, documenté en détail dans sources/verification-croisee.md, reflète vraisemblablement une évolution réelle de la puissance au fil des saisons de développement (1976-1980) plutôt qu'une erreur pure d'une des sources — mais aucune chronologie précise année par année n'a pu être reconstituée avec certitude.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
it.wikipedia.org + storiedirally.it + carandclassic.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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