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§ 01 · Histoire et modèles

La gamme de la première série (1983-1989) — de la SX à la Sting, l'enrichissement continu des finitions

Fiat Uno (1983-1995 en Europe, jusqu'en 2013-2014 au Brésil) · 1983–1995 · 4 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Mai 1984 : la SX, nouveau haut de gamme

Un an et demi après le lancement, Fiat introduit en mai 1984 la Uno SX, nouvelle version haut de gamme bâtie sur la précédente 70 S. Elle se distingue par un pare-chocs avant spécifique intégrant des feux antibrouillard, des bas de caisse et protections d'ailes en plastique noir, un embout d'échappement chromé de forme ovale, et des pneumatiques Pirelli P8 majorés en 165/65. À l'intérieur, les sièges plus rembourrés reçoivent des appuie-têtes à lunette, une sellerie velours spécifique, un volant à quatre branches, et une instrumentation enrichie d'un compte-tours et d'une horloge digitale (ces deux derniers éléments restant optionnels sur la finition S).

1985 : la refonte de gamme autour du moteur FIRE

L'année 1985 marque une refonte importante de l'offre, liée à l'arrivée de la nouvelle famille de moteurs FIRE (voir Le moteur FIRE sur la Uno — un débat de source sur son véhicule de lancement réel) : la Uno 45 abandonne le vieux 903 cm³ à arbre à cames latéral au profit du 999 cm³ FIRE, gagnant en agrément et en sobriété au point de rendre inutile la version ES, qui sort de production. La Uno 55 devient Uno 60 grâce à un nouveau carburateur double corps qui porte la puissance du 1 116 cm³ à 58 ch. Une troisième finition fait son apparition au-dessus de la base et de la S : la SL (« super lusso »), qui inclut de série les lève-vitres électriques et la fermeture centralisée. Une option rarissime, réservée aux seules 60 SL et 70 SL, mérite d'être signalée : l'instrumentation « Trip Master », réalisée par l'équipementier Veglia Borletti, ajoutait au « check-control » alors classique un véritable ordinateur de bord calculant consommation et données de trajet — moins de 300 Uno auraient reçu cette option d'après une source italienne, ce qui en ferait l'une des rarissimes curiosités de la gamme, non recoupée indépendamment lors de cette session.

Septembre 1986 : la SX réenrichie et un tableau de bord entièrement numérique

En septembre 1986, la Uno SX revient enrichie d'un tableau de bord entièrement digital doté d'un check-control complet, les lève-vitres électriques et la fermeture centralisée devenant de série, tandis que sièges et panneaux de porte reçoivent une sellerie Alcantara. C'est la version la plus sophistiquée jamais proposée sur la carrosserie de première série, hors la Turbo i.e. elle-même (voir Le moteur de la Uno Turbo i.e. — un 1301 cm³ Lampredi suralimenté, et l'anecdote des 2 cm³ qui comptaient).

La Sting : un accès d'entrée de gamme au look distinctif

Lancée au printemps 1986 (en 5 portes à partir de 1989), la Uno Sting occupe une position intermédiaire entre la finition de base et la S. Motorisée par le vieux bloc 903 cm³ à arbres à cames latéraux (que Fiat continue donc de produire en parallèle du FIRE pour les entrées de gamme), elle se reconnaît à ses enjoliveurs de roue empruntés à la SL, à son instrumentation de niveau S, et à une bande décorative courant jusqu'au hayon — mais elle est dépourvue de série d'autoradio, de rétroviseur droit et de vide-poche à volet, autant de simplifications visant à comprimer son prix.

1987-1988 : ajustements de détail et arrivée des versions brésiliennes

En 1987, la Turbo i.e. reçoit de légères modifications, tandis que, pour des raisons de coûts de production, les versions S adoptent les appuie-têtes fixes en polyuréthane de l'Autobianchi Y10 et les SL ceux, plus qualitatifs, de la SX. La même année, une Uno 60 Selecta (transmission automatique à variation continue, voir Boîtes manuelles et transmission Selecta — une variation continue développée avec les Néerlandais de Van Doorne) rejoint la gamme, ainsi qu'une Uno CS (Comfort Super) importée du Brésil : il s'agit d'une des finitions de la Uno sud-américaine, mécaniquement et esthétiquement distincte de la Uno européenne (voir La Uno CS brésilienne — une voiture presque entièrement différente sous une carrosserie familière), proposée en Europe avec un niveau de dotation comparable à la finition S et un unique moteur de 1 116 cm³/58 ch. En 1988 apparaît également la finition Smart, basée sur la S, disponible dans les deux carrosseries avec les moteurs 1 100 et 1 300 Diesel, reconnaissable à ses enjoliveurs de SL, ses rétroviseurs et pare-chocs peints dans la teinte de caisse, une sellerie spécifique et seulement deux couleurs de carrosserie au choix (gris platine et bleu marine).

Une gamme déjà mature à la veille du restylage

Au moment où Fiat prépare la seconde série (voir La seconde série (1989-1995) — le restylage « Tipino » et ses versions spéciales), la première série de la Uno a donc connu, en un peu plus de six ans, une multiplication des motorisations et des finitions bien supérieure à celle envisagée au lancement — un enrichissement continu qui accompagne le franchissement successif du cap du million d'exemplaires produits (1985), puis du doublement (1986) et du triplement (1988) de ce chiffre, sur les seules chaînes italiennes.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
it.wikipedia.org, fr.wikipedia.org, en.wikipedia.org, storiedirally.it
Date d'extraction
13 sept. 2026
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