Les petits blocs 260 et 289 — du V8 de base au mythique « K-code » HiPo
Le 260, un V8 de courte carrière
Le tout premier V8 disponible sur la Mustang au lancement (1964½) est un 260 ci (4,3 L, « code F ») à carburateur 2 corps, 164 ch à 4 400 tr/min — directement issu de la Fairlane. Sa carrière s'arrête dès la fin du millésime 1964 : à partir d'août 1964, il cède la place au 289 comme V8 d'entrée de gamme.
Le 289, colonne vertébrale de la gamme V8
Le 289 ci (4,7 L), dit « Windsor » (du nom de l'usine canadienne où il est coulé), devient le cœur de la gamme V8 dès 1965 avec plusieurs niveaux de préparation :
- version 2 corps (« code C »), 200 ch à 4 400 tr/min — le V8 de base ;
- version 4 corps (« code A »), 225 ch à 4 800 tr/min ;
- et surtout la version haute performance « 289 HiPo » (« code K »), à carburateur Autolite 4100 4 corps, poussoirs solides et double allumeur à rupteurs, développant 271 ch à 6 000 tr/min et 312 lb-pi à 3 400 tr/min.
Le « K-code », un moteur né avant la Mustang elle-même
Le 289 HiPo n'a pas été conçu pour la Mustang : Ford l'introduit dès 1963 sur la Fairlane, puis la Mercury Comet, avant qu'il ne devienne l'un des emblèmes mécaniques de la Mustang à partir de 1964½. C'est aussi ce même moteur qui équipe les premières AC Cobra de Carroll Shelby, avant que ce dernier ne l'installe à son tour, gonflé, dans la première Shelby GT350 (voir La Shelby GT350 (1965-1966) — genèse d'un nom et d'une légende) — établissant un lien mécanique direct entre la Cobra et la Mustang de compétition. Le HiPo se reconnaît, une fois le cache-culbuteurs déposé, à son amortisseur vibratoire épais d'un pouce (contre un demi-pouce sur la version 225 ch), à l'absence de correcteur d'avance à dépression sur son allumeur à double rupteur, et à la lettre « K » embossée entre les ressorts de soupapes.
Associé à un pont de 4,11 et carrossé en 1965, ce moteur permet à la Mustang d'abattre le 0-100 km/h (0-60 mph) en 5,2 secondes et le quart de mile en 14,0 secondes à 100 mph — des chiffres de référence pour l'époque, rapportés par un essai de Popular Mechanics (voir Ce qu'en disait la presse d'époque — le sondage propriétaires de Popular Mechanics).
Fin de carrière
Le 289, dans ses différentes versions, reste au catalogue jusqu'en 1968, année où il cède la place au nouveau 302 ci — voir 302 et 351 — Windsor et Cleveland, les petits blocs de la maturité.
Voir aussi
- La Shelby GT350 (1965-1966) — genèse d'un nom et d'une légende · Carroll Shelby — du volant du Mans à la Cobra, avant la rencontre avec la Mustang · 302 et 351 — Windsor et Cleveland, les petits blocs de la maturité · Ce qu'en disait la presse d'époque — le sondage propriétaires de Popular Mechanics
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- 302 et 351 — Windsor et Cleveland, les petits blocs de la maturitéFord Mustang · Moteur
- Carroll Shelby — du volant du Mans à la Cobra, avant la rencontre avec la MustangFord Mustang · Compétition
- Ce qu'en disait la presse d'époque — le sondage propriétaires de Popular MechanicsFord Mustang · Conduite
- La Shelby GT350 (1965-1966) — genèse d'un nom et d'une légendeFord Mustang · Compétition
- Le moteur Boss 302 — l'hybride « Clevor », né des règles du Trans-AmFord Mustang
- 302 et 351 — Windsor et Cleveland, les petits blocs de la maturitéFord Mustang
- La Mustang, voiture officielle des 500 miles d'Indianapolis 1964Ford Mustang
- Les six-cylindres Thriftpower — 170, 200 et 250 ci, le moteur d'entrée de gammeFord Mustang
- Ce qu'en disait la presse d'époque — le sondage propriétaires de Popular MechanicsFord Mustang
- La Shelby GT350 (1965-1966) — genèse d'un nom et d'une légendeFord Mustang
- Carroll Shelby — du volant du Mans à la Cobra, avant la rencontre avec la MustangFord Mustang
- Identification — numéro de série (VIN) et plaque signalétique, 1965-1973Ford Mustang