Le châssis du coupé — une Fiesta raidie, aux voies élargies et à la garde au sol abaissée
Une architecture Fiesta conservée, mais renforcée localement
Le plancher du Puma reste, dans ses grandes lignes, celui de la Fiesta BE91 (voir Genèse du coupé (1993-1997) — quand Claude Lobo convainc Jac Nasser de doter la Fiesta d'un dérivé sportif), mais il ne s'agit pas d'une simple reprise à l'identique : l'absence de portes arrière, qui prive la caisse d'un point de rigidification habituel, est compensée par l'ajout d'une barre de renfort transversale entre les montants de custode (B-posts), une modification structurelle propre au coupé.
Une suspension Fiesta, mais réglée différemment
Mécaniquement, la filiation avec la Fiesta reste intégrale dans son principe : jambes de force MacPherson à l'avant, essieu arrière à poutre déformante (poutre de torsion) avec bras longitudinaux. Ford ne réinvente donc rien dans l'architecture, mais reprend intégralement les réglages : barres antiroulis raidies, ressorts plus fermes, voies avant et arrière élargies par rapport à la Fiesta de base, et garde au sol abaissée de 10 mm. L'ensemble de ces modifications vise un comportement plus incisif, cohérent avec le positionnement sportif du modèle au sein de la gamme Ford Europe de l'époque.
Un châssis unanimement salué, jusqu'à devancer l'ambition de son propre moteur
La qualité du travail mené sur le châssis du Puma est unanimement reconnue par la presse britannique de l'époque, au point de devenir l'argument central de son titre Top Gear Car of the Year 1997 (voir Lancement au Salon de Genève 1997 — un accueil critique unanime et le titre Top Gear Car of the Year). Cette réputation se prolonge jusque sur le Racing Puma : des ingénieurs Ford confient alors à la presse que le châssis aurait pu encaisser une puissance sensiblement supérieure aux 155 ch finalement retenus pour cette version (voir Le Racing Puma (2000) — du concept ST160 à la série limitée développée avec Boreham et Tickford) — signe que les qualités dynamiques de la plateforme dépassaient, dès l'origine, ce que les contraintes budgétaires du programme moteur permettaient d'en exploiter pleinement.
Voir aussi
- Site source
- driventowrite.com + en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
- Genèse du coupé (1993-1997) — quand Claude Lobo convainc Jac Nasser de doter la Fiesta d'un dérivé sportifFord Puma · Histoire et genèse
- Essai rétrospectif du Racing Puma (CAR Magazine, 2019) — « pourquoi le Puma était pukka »Ford Puma · Conduite
- Le Racing Puma (2000) — du concept ST160 à la série limitée développée avec Boreham et TickfordFord Puma · Histoire et genèse
- Lancement au Salon de Genève 1997 — un accueil critique unanime et le titre Top Gear Car of the YearFord Puma · Histoire et genèse
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