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§ 11 · Compétition

Le BTCC britannique — dominant dès 1987, champion seulement en 1990 avec Robb Gravett et Trakstar

Ford Sierra / Sierra RS Cosworth · 1982–1993 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un paradoxe statistique propre au système de points par catégories

Le championnat britannique des voitures de tourisme (British Touring Car Championship, BTCC) de cette époque répartit les concurrents en plusieurs catégories de cylindrée (jusqu'à 2 000 cm³, jusqu'à 3 500 cm³, et au-delà), chaque catégorie disposant de son propre barème de points, plus généreux pour les catégories de plus petite cylindrée. Bien que la Sierra RS500 se classe première au général lors de 9 des 12 manches de la saison 1987, puis lors de la totalité des manches disputées entre 1988 et 1990, ce système de points empêche les pilotes de RS500 de remporter le titre pilotes lors de chacune de ces quatre saisons, sauf en 1990 — un paradoxe statistique documenté sans ambiguïté par les sources consultées, qui illustre combien un palmarès de victoires brutes peut diverger d'un classement final de championnat construit sur un barème de points par catégorie.

Andy Rouse, la référence du plateau avant l'arrivée de Trakstar

Avant l'irruption de Robb Gravett, c'est l'écurie Andy Rouse Engineering, portée par le pilote-ingénieur du même nom, qui domine le plateau britannique des Sierra RS500 dès 1988-1989, Rouse terminant notamment devant Gravett au classement de sa catégorie en 1989.

1990 : Robb Gravett et Trakstar, la victoire au budget le plus modeste

En 1990, Robb Gravett, pilote également copropriétaire de la petite écurie Trakstar Motorsport (cofondée avec Mike Smith en 1989), engage sa seule et unique Sierra RS500 sans sponsor majeur avant les dernières manches de la saison. Il remporte neuf des treize manches disputées cette année-là, dans une rivalité directe et disputée avec Andy Rouse, et décroche le titre pilotes 1990 — devenant le seul pilote de l'histoire du BTCC à avoir remporté le titre général au volant d'une Sierra RS500, malgré des moyens financiers très inférieurs à ceux des écuries les mieux dotées du plateau. Un facteur technique est identifié par les sources comme déterminant dans cette réussite : le choix, par Trakstar, de pneumatiques Yokohama, jugés plus durables sur la durée d'un relais que les pneumatiques Dunlop utilisés par l'essentiel du reste du plateau.

Un passage à un format à catégorie unique qui met fin à l'aventure Sierra en BTCC

Le règlement du BTCC bascule vers un format à catégorie unique dès 1991. Trakstar obtient à cette occasion un statut d'écurie semi-officielle Ford, avec le soutien de Shell et des moteurs préparés par Mountune, pour engager une Sierra Sapphire (turbocompressée mais non homologuée en évolution RS500) sous ce nouveau règlement — un projet qui se heurte à un développement tardif et chaotique, la voiture n'ayant jamais roulé avant la première manche de la saison à Silverstone. En délicatesse financière et sportive, l'écurie est placée en redressement judiciaire avant la fin de la saison 1991. Ford lui-même fait l'impasse sur la saison 1992 avant de revenir en BTCC dès 1993 avec Andy Rouse, sur une base mécanique distincte de la lignée Sierra Cosworth, marquant la fin de l'aventure du modèle dans ce championnat.

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Date d'extraction
13 sept. 2026
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