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§ 11 · Compétition

La Montecarlo Turbo Groupe 5 — genèse d'une silhouette de course, retour de Lancia en compétition

Lancia Beta · 1972–1984 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Après le retrait de la Stratos des programmes officiels d'usine à la fin des années 1970 (voir le retrait usine 1977-1978 de la Stratos) et le passage de témoin à la Fiat 131 Abarth sur le terrain du rallye, Lancia choisit de revenir en compétition sur un tout autre terrain : celui des voitures de sport-prototype, avec un projet fondé sur la carrosserie de la Montecarlo de série. Le résultat, la Montecarlo Turbo, fait ses débuts en course dès mai 1979 aux Six Heures de Silverstone — la première apparition en compétition officielle de la marque depuis huit ans selon les sources consultées.

Une « silhouette » au sens réglementaire du terme

Le règlement Groupe 5, en vigueur au Championnat du monde des voitures de sport (World Championship for Makes) à la fin des années 1970, autorise des transformations radicales par rapport au modèle de série, à la seule condition de conserver la section centrale de la carrosserie d'origine — d'où l'appellation de « voiture silhouette » couramment employée pour désigner ces machines. Sur la Montecarlo Turbo, seule cette section centrale rappelle effectivement le coupé routier dessiné par Pininfarina (voir La Beta Montecarlo — un coupé à moteur central, un nom disputé de part et d'autre de l'Atlantique) : le châssis, les suspensions, la motorisation et la transmission sont entièrement spécifiques à la compétition.

Un moteur turbocompressé calibré pour la catégorie des « moins de deux litres »

Le quatre cylindres 2,0 litres de série (voir Le 2,0 litres en position centrale de la Montecarlo — une exception dans la gamme Beta) sert de base à un moteur de compétition profondément transformé, suralimenté par turbocompresseur et décliné en plusieurs cylindrées réelles réduites — 1 425,9 cm³ puis 1 429,4 cm³, et 1 773,0 cm³ pour la version la plus développée — afin de respecter, une fois appliqué le coefficient d'équivalence turbo imposé par le règlement FIA de l'époque (qui pénalise la suralimentation en multipliant fictivement la cylindrée réelle), la limite de la catégorie des moins de deux litres. Ces moteurs délivrent, selon la configuration et la saison, entre 440 et 490 ch, associés à une boîte de vitesses Colotti à cinq rapports spécifique à la compétition.

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Provenance de cette fiche
Site source
automedia.revsinstitute.org + en.wikipedia.org
Date d'extraction
16 sept. 2026
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