Friedrich Geiger, le styliste qui a dessiné les portes papillon
Un charron devenu styliste maison
Né le 24 novembre 1907 à Süßen, en Allemagne, Friedrich Geiger débute par un apprentissage de charron avant de se former à l'ingénierie de conception. Il rejoint Daimler-Benz dès avril 1933, où il est chargé du département des véhicules spéciaux et signe, dans les années 1930, les lignes des prestigieuses 500K et 540K. Il quitte l'entreprise en avril 1948, dans le contexte économique très difficile de l'immédiat après-guerre, avant d'y revenir moins de deux ans plus tard comme ingénieur d'essais au sein du bureau de style.
Le concepteur des portes papillon
C'est peu après son retour que Geiger se voit confier la responsabilité stylistique de la 300 SL, à la fois pour le coupé et pour le cabriolet qui lui succède — un projet qui lui vaut d'accéder par la suite à la tête du bureau de style de la marque. Face à la contrainte technique imposée par le châssis-treillis tubulaire hérité de la voiture de course W194 (des longerons très hauts sur les flancs, rendant impossible l'implantation de portes à charnières basses classiques — voir Le châssis-treillis tubulaire — la pièce maîtresse héritée de la course et Les portes papillon expliquées — une conséquence technique, pas un choix esthétique de départ), c'est à Geiger que revient l'idée de transformer cette contrainte en signature stylistique : des portes qui pivotent vers le haut, fixées au niveau du toit plutôt que du bas de caisse. On lui attribue également un autre détail devenu iconique, l'étoile à trois branches surdimensionnée trônant au centre de la calandre.
Une carrière qui se poursuit sur toute la gamme Mercedes-Benz
Devenu responsable du style, Geiger reste chez Daimler-Benz jusqu'à sa retraite en décembre 1973. Il contribue par la suite aux lignes des berlines W111/W112 « à ailerons » (1959) et W110 (1961), de la limousine 600 (1963), puis — déjà en position de responsable de développement plutôt que de dessinateur unique — à celles de la W113 « Pagode » (1963) aux côtés de Paul Bracq, Karl Wilfert et Bruno Sacco (voir la biographie de cette équipe dans le dossier consacré à la Pagode, non dupliquée ici : Le châssis-treillis tubulaire — la pièce maîtresse héritée de la course renvoie au contexte technique commun), puis du coupé/cabriolet R107 (1971), des Classes S W108/109 (1965) et W116 (1972), et de la gamme intermédiaire W123. Il meurt le 13 juin 1996 à Bad Überkingen. La 300 SL qu'il a dessinée est aujourd'hui régulièrement citée parmi les dix plus belles Mercedes-Benz jamais produites et parmi les 25 automobiles les plus marquantes du XXe siècle.
Voir aussi
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Geiger ↗
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- Les « eyebrows » d'ailes et autres détails stylistiquesMercedes-Benz 300 SL « Gullwing » · Carrosserie
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