Le OM 617 Turbodiesel — 300 D/TD/CD Turbo, une carrière tournée vers l'export
Une suralimentation d'abord réservée à l'export
La version turbocompressée du cinq-cylindres OM 617 (3,0 L) apparaît d'abord sur le break :
- Octobre 1979 (commercialisation à partir de septembre) : le break 300 TD Turbodiesel devient le premier break Diesel de série au monde équipé d'un turbocompresseur, avec 125 ch (121 ch pour les versions nord-américaines, disponible uniquement en boîte automatique). Le bloc turbocompressé avait déjà fait ses preuves sur la 300 SD, version Diesel de la Classe S W116 réservée aux marchés américain, canadien et japonais.
- Août 1981 : extension de la suralimentation à la berline (300 D Turbodiesel, réservée à l'export vers l'Amérique du Nord et le Japon) et au coupé (300 CD Turbodiesel, réservé à l'Amérique du Nord), toutes deux avec le bloc OM 617952 de 121 ch.
Une puissance ajustée au gré des normes locales
La puissance de cette famille de moteurs varie significativement selon le marché et le millésime, révélatrice des contraintes réglementaires locales plus que d'une évolution technique linéaire :
- 1981-1982 : 121 ch pour le marché nord-américain.
- Septembre 1982 : puissance portée à 125 ch pour les 300 D/TD/CD Turbodiesel nord-américaines.
- 1984-1985 : la Californie, dotée d'une réglementation antipollution plus stricte que le reste des États-Unis, impose un plafond de 120 ch, atteint via un piège à suies et une position de turbocompresseur remontée ; à partir de 1984, un catalyseur est également ajouté sur les versions californiennes, ramenant à nouveau la puissance à 120 ch après une parenthèse à 125.
- Marché japonais : version spécifique à 125 ch à 4 350 tr/min, à la fiche technique la plus complète documentée (250 N m de couple, 165 km/h, 14 secondes au 0-100 km/h, 9,8 L/100 km).
Une stratégie de gamme pensée pour l'Amérique du Nord
Cette segmentation très fine des versions Turbodiesel par marché illustre l'importance stratégique du marché nord-américain pour Mercedes-Benz sur cette génération : c'est spécifiquement pour répondre aux contraintes de consommation moyenne homologuée (et, plus tard, aux normes antipollution californiennes) que la marque multiplie les variantes de puissance d'un même bloc technique, plutôt que d'adapter sa gamme essence comme elle le fait sur le marché domestique européen. Voir Le OM 617 — le cinq-cylindres Diesel légendaire de la 300 D pour la version atmosphérique de ce même moteur et le détail de sa réputation de fiabilité.
Voir aussi
- Site source
- fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Évolution année par année de la W123 — Phases I, II et III (1976-1986)Mercedes-Benz W123 · Histoire et modèles
- Le break « T » S123 — premier break de tourisme Mercedes-BenzMercedes-Benz W123 · Histoire et modèles
- Le OM 617 — le cinq-cylindres Diesel légendaire de la 300 DMercedes-Benz W123 · Moteur
- Les moteurs Diesel quatre cylindres — OM 615 et OM 616Mercedes-Benz W123 · Moteur
- Les boîtes manuelles de la W123 — 4 puis 5 rapportsMercedes-Benz W123
- Tableau technique complet des motorisations W123 — codes châssis et productions unitairesMercedes-Benz W123
- La boîte automatique 4 rapports — familles 722.xMercedes-Benz W123
- La W123 sur le marché nord-américain — une voiture fédéraliséeMercedes-Benz W123
- Le OM 617 — le cinq-cylindres Diesel légendaire de la 300 DMercedes-Benz W123