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§ 03 · Moteur motorisations

La controverse des émissions en Corée du Sud (2016-2017) — le Qashqai accusé, le Royaume-Uni disculpé

Nissan Qashqai · depuis 2006 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une accusation sud-coréenne, dans le sillage du Dieselgate

En 2016, dans le climat de suspicion généralisée envers les moteurs diesel qui suit la révélation du scandale Volkswagen, le régulateur sud-coréen teste les émissions de vingt véhicules diesel vendus localement — le Qashqai construit au Royaume-Uni (deuxième génération, J11) est le seul modèle testé à échouer. Les autorités sud-coréennes affirment que Nissan aurait installé un dispositif réduisant artificiellement les émissions d'oxydes d'azote (NOx) lors des tests d'homologation, et infligent au constructeur une amende d'environ 330 millions de wons.

Une divergence méthodologique majeure entre régulateurs

Le Royaume-Uni, de son côté, n'a trouvé aucune preuve de fraude sur les mêmes véhicules — mais avec une nuance méthodologique de taille relevée par Wikipédia anglais : les autorités britanniques ont testé des exemplaires conformes à la norme antérieure Euro 5, tandis que la Corée du Sud a testé des modèles conformes à la norme plus récente et plus stricte Euro 6. Les deux pays n'ont, à proprement parler, pas testé exactement les mêmes véhicules — une différence qui invite à la prudence avant de trancher entre les deux versions plutôt qu'à opposer simplement une conclusion « coupable » à une conclusion « non coupable ».

Des conséquences commerciales lourdes

La procédure sud-coréenne aboutit, le 11 mai 2017, à une interdiction pure et simple de la vente du Qashqai sur le marché sud-coréen, décidée par le gouvernement. Nissan Corée, déjà en délicatesse commerciale sur ce marché, cessera d'ailleurs son activité par la suite.

Un cas voisin, mais distinct, côté Renault Kadjar

Ce dossier documente par ailleurs, du côté du cousin technique du Qashqai sur la plateforme CMF-CD (voir CMF-CD — la famille de plateformes qui relie le Qashqai au Kadjar puis à l'Austral), un signalement séparé et postérieur au Dieselgate : les autorités allemandes ont mesuré, sur les diesels 1.5 et 1.6 dCi du Renault Kadjar (2015-2018), des émissions de NOx d'environ 1,5 g/km — près de vingt fois la limite Euro 6 fixée à 80 mg/km. Ce signalement allemand concerne un modèle Renault distinct, avec ses propres moteurs et son propre calendrier d'enquête ; ce dossier se garde donc de l'assimiler purement et simplement au cas sud-coréen du Qashqai, les deux affaires portant sur des juridictions, des générations de véhicules et des procédures d'enquête différentes, même si elles s'inscrivent l'une comme l'autre dans le climat de défiance généralisée envers le diesel consécutif au Dieselgate.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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