Mai 1988 : la 104 s'arrête, cinq ans après avoir croisé la route de la 205
Cinq années de cohabitation plutôt qu'un remplacement immédiat
Loin d'être immédiatement retirée du marché à l'arrivée de la Peugeot 205 en février 1983, la 104 continue sa carrière commerciale pendant encore plus de cinq ans, cohabitant directement avec sa remplaçante officieuse au sein même du réseau Peugeot (voir Phase 1 de la 205 (1983-1987) : la gamme essence directement héritée de la 104 pour le détail de ce chevauchement, y compris au niveau des moteurs partagés en phase 1 de la 205). Cette période de transition prolongée n'a rien d'exceptionnel dans l'histoire d'un constructeur généraliste : elle permet à Peugeot de continuer à amortir l'outil industriel existant tout en laissant le temps à la 205, dont le succès commercial dépasse très largement les prévisions internes, de monter en cadence.
Un repli progressif vers le seul marché français
Selon une source anglophone consultée pour ce dossier, la 104 n'est plus commercialisée, à partir de 1983, que sur le seul marché français, où elle occupe désormais un strict rôle de modèle d'accès de gamme économique — une position clairement subalterne par rapport à la 205, positionnée comme le nouveau porte-drapeau de la marque sur ce même segment. Cette relégation commerciale s'accompagne d'une simplification progressive de la gamme (voir Les trois phases de la 104 (1972-1988) : du lancement à la simplification de fin de carrière) : abandon de la ZS fin 1985, puis réduction à une seule motorisation d'entrée de gamme pour les deux dernières années de production.
L'arrêt définitif, en mai 1988
La production de la 104 s'arrête définitivement en mai 1988, après seize années de carrière ininterrompue — sans restylage lourd ni changement de génération, à la différence de la plupart de ses contemporaines directement concurrentes. Contrairement à la Citroën Visa, dont l'architecture technique survit près de vingt années supplémentaires à travers l'utilitaire C15 produit jusqu'à fin 2006 (voir le détail complet côté citroen-visa/), la 104 elle-même ne connaît aucune descendance directe de ce type après 1988 : sa plateforme s'éteint avec elle, la Talbot Samba ayant déjà cessé sa propre production deux ans plus tôt, en 1986 (voir La 104, plateforme fondatrice de la banque d'organes PSA du segment A).
Voir aussi
- Les trois phases de la 104 (1972-1988) : du lancement à la simplification de fin de carrière
- Phase 1 de la 205 (1983-1987) : la gamme essence directement héritée de la 104
- Fin de production et succession de la Visa (dossier
citroen-visa/) - La 106 (1991) : héritière officielle de la 104, mais techniquement fille de l'AX
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Peugeot_104 ↗
- La 106 (1991) : héritière officielle de la 104, mais techniquement fille de l'AXPeugeot 104 · Fin production postérité
- La 104, plateforme fondatrice de la banque d'organes PSA du segment APeugeot 104 · Plateforme partagee psa
- Phase 1 de la 205 (1983-1987) : la gamme essence directement héritée de la 104Peugeot 104 · Heritage peugeot 205
- Les trois phases de la 104 (1972-1988) : du lancement à la simplification de fin de carrièrePeugeot 104 · Histoire et genèse
- Phase 1 de la 205 (1983-1987) : la gamme essence directement héritée de la 104Peugeot 104
- 1 624 992 exemplaires, trois sites d'assemblage — la diffusion industrielle de la 104Peugeot 104
- Les trois phases de la 104 (1972-1988) : du lancement à la simplification de fin de carrièrePeugeot 104
- La 104, plateforme fondatrice de la banque d'organes PSA du segment APeugeot 104
- Le moteur X, né sur la 104 — architecture incliné à 72° et boîte dans le carterPeugeot 104
- La 106 (1991) : héritière officielle de la 104, mais techniquement fille de l'AXPeugeot 104
- Quatre petits restylages plutôt qu'une refonte : l'évolution esthétique de la 104 (1976-1987)Peugeot 104
- Le lancement au Mondial de Paris 1972 — la plus courte 4 portes d'EuropePeugeot 104