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§ 06 · Freins trains pneus

Trains roulants, suspension et freinage de la 504

Peugeot 504 · 1968–1983 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Sur le plan des liaisons au sol, la 504 constitue une nette avancée technique par rapport à sa devancière la 404, sans pour autant renoncer à l'architecture classique de propulsion héritée de toute la lignée Peugeot d'après-guerre.

Quatre roues indépendantes sur les berlines courtes

Dès son lancement, la berline 504 (à empattement court) innove pour son segment en généralisant la suspension à quatre roues indépendantes — une amélioration sensible par rapport à l'essieu arrière rigide de la 404. Ce choix, à l'époque, place la 504 aux côtés de la Renault 8 comme l'une des rares grandes berlines françaises à proposer une telle architecture sur l'essieu arrière, même si elle n'égale pas la suspension hydropneumatique de la Citroën DS en matière de tenue de route pure. Le confort postural, en revanche, est unanimement salué par la presse d'époque comme l'un des points forts du modèle.

Ce train arrière à roues indépendantes équipe également les coupé et cabriolet, un net progrès par rapport à l'essieu rigide des 404 coupé et cabriolet qui les ont précédés.

L'essieu rigide des versions longues et utilitaires

À l'inverse, les versions à empattement long — Break, Familiale, Commerciale — comme le pick-up, reposent toutes sur un essieu arrière rigide, plus rustique mais mieux adapté aux charges utiles élevées que ces carrosseries doivent supporter. La modeste 504 L, version d'entrée de gamme de la berline, reprend elle aussi cet essieu rigide par souci d'économie, alors que les GL et Ti conservent les roues indépendantes.

À partir de 1980, dans le cadre du recentrage de gamme accompagnant l'arrivée de la 505, l'ensemble des berlines restantes reçoit à son tour le pont arrière rigide — un pas en arrière technologique assumé par Peugeot en toute fin de carrière du modèle.

Le freinage

La 504 innove également, pour son segment, en généralisant les quatre freins à disques dès son lancement — une autre première notable pour une grande berline française de cette catégorie en 1968. Sur la version d'entrée de gamme 504 L, ce choix est toutefois partiellement remis en cause : les disques sont conservés à l'avant, mais l'arrière reçoit de simples tambours (voir La gamme berline 504 — de la L à la Ti). Sur les coupé et cabriolet, la « série 2 » (à partir d'octobre 1974) introduit des freins à disques ventilés à l'avant, accompagnant l'arrivée du V6 PRV et de la direction assistée.

Direction assistée

Une direction assistée fait son apparition en option sur la berline Ti à partir de 1977, avant de devenir progressivement plus répandue sur le reste de la gamme, notamment de série sur l'ensemble des coupé et cabriolet à partir d'octobre 1977.

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Provenance de cette fiche
Site source
carjager.com
Auteur du site
Nicolas Fourny (carjager.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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