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§ 01 · Histoire et modèles

Syncro, Country et CityStromer — les autres visages techniques de la Golf II

Volkswagen Golf II GTI · 1983–1992 · 4 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Au-delà de la lignée GTI, la Golf II sert de base à trois déclinaisons techniques notables, dont la transmission intégrale syncro est le fil conducteur commun aux deux premières.

La Golf syncro (février 1986) : la première Golf à quatre roues motrices

Présentée en février 1986, la Golf syncro est la toute première Golf à transmission intégrale. Développé en collaboration avec l'équipementier autrichien Steyr-Daimler-Puch, le système repose sur un visco-coupleur répartissant automatiquement et sans intervention du conducteur le couple entre les essieux avant et arrière, jusqu'à 48 % pouvant être envoyés à l'arrière selon les conditions d'adhérence. Discrète à l'extérieur (seuls quelques badges « Syncro » la distinguent), la syncro impose néanmoins des compromis : surpoids d'environ 160 kg, volume de coffre réduit d'un quart (la banquette arrière est avancée de 30 mm et le plancher de coffre relevé pour loger la mécanique), et surcoût d'environ 30 % par rapport à un modèle à traction équivalent en 1986. Conséquence directe : la diffusion reste confidentielle, avec un chiffre de production qui varie sensiblement selon la source — 16 000 exemplaires entre 1986 et 1989 selon Wikipédia anglophone, 26 000 selon Wikipédia francophone (divergence consignée dans sources/verification-croisee.md). Le moteur associé, un 1,8 L initialement à 90 ch puis 98 ch, est repris tel quel sur les deux autres déclinaisons syncro décrites ci-dessous. Ce même savoir-faire syncro équipe par ailleurs la Golf Rallye (voir La Golf Rallye — une « Super Golf » pour l'homologation sportive) et le Golf G60 Limited (voir La Golf G60 Limited — 71 exemplaires, la Golf la plus puissante de son temps) — détail technique complet dans La transmission intégrale syncro — fonctionnement technique.

La Golf Country (avril 1990) : la Golf devient baroudeuse

Testée sous la forme du concept-car « Montana », cette Golf surélevée entre en production de série en avril 1990, co-fabriquée avec l'équipementier autrichien Steyr-Puch. Sur la base d'une syncro 4 portes, elle reçoit un sous-châssis qui relève la garde au sol de près de 18 cm, une calandre protectrice massive, une roue de secours montée à l'extérieur sur un berceau pivotant qui se replie pour libérer l'accès au coffre, et un blindage protégeant le carter moteur. Motorisée exclusivement par le 1,8 L 98 ch, elle est chaussée de jantes 15 pouces en 195/60.

Plusieurs déclinaisons confidentielles jalonnent sa courte carrière :

  • Country Allround : finition simplifiée sans les équipements électriques luxueux, pour un tarif plus accessible. Le nombre d'exemplaires produits diverge fortement selon la source : 1 500 selon Wikipédia (francophone et anglophone) contre seulement 160 selon les archives Volkswagen Classic elles-mêmes — un écart d'un ordre de grandeur entre deux sources par ailleurs généralement fiables, consigné dans sources/verification-croisee.md.
  • Country Chrompaket : finition haut de gamme, pare-buffles et marchepieds chromés, intérieur cuir, toit ouvrant — 558 exemplaires, chiffre cette fois confirmé de façon convergente entre Wikipédia et Volkswagen Classic.
  • Country GTI / « Wolfsburg Edition » : une ultime série de 50 exemplaires, dotée du moteur GTI 1,8 L (107-114 ch selon la source), réservée exclusivement au personnel de l'usine.

La production de la Country s'arrête en décembre 1991 après un total de 7 735 exemplaires, un chiffre là aussi confirmé de façon convergente par plusieurs sources indépendantes.

La citySTROMer II (à partir de 1984-1985) : la préhistoire électrique de VW

Bien avant l'ID.3, Volkswagen expérimente l'électrique en petite série sur base Golf II. Basée sur une caisse d'équipement CL, la citySTROMer II n'est homologuée qu'en trois places, ses batteries (16 éléments à électrolyte gélifié) étant logées dans le coffre et sous la banquette arrière ; le point de charge se dissimule derrière une trappe dans la calandre. Son autonomie est d'environ 50 km. Là encore, les sources divergent sur le volume produit : 100 exemplaires selon Wikipédia (francophone et anglophone, vendus 45 000 marks pièce), 70 exemplaires selon les archives Volkswagen Classic elles-mêmes, qui précisent que ces véhicules étaient d'abord réservés aux essais de producteurs d'électricité (dont le groupe allemand RWE) et au service après-vente avant d'être revendus à des particuliers. Wikipédia germanophone évoque en outre un modèle spécial « City Stromer » réapparaissant dans une liste de séries spéciales datée de 1989, ainsi qu'une reprise de petite série en 1992 pour les besoins spécifiques de fournisseurs d'énergie — sans qu'il soit possible de déterminer avec les sources consultées s'il s'agit d'une confusion de dates, d'une commande tardive isolée, ou d'une seconde vague de fabrication distincte de celle de 1984-1985. L'ensemble de ces zones d'ombre est consigné dans sources/verification-croisee.md.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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