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§ 04 · Freins trains roulants

Suspension et trains roulants de l'Amazon — une conception entièrement nouvelle en 1956

Volvo Amazon et Volvo 140 · 1956–1970 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Si l'Amazon reprend certaines cotes de la PV444 (empattement notamment), Volvo insiste dès la présentation de 1956 sur le fait que le train roulant est une conception entièrement nouvelle, au service du deuxième principe fondateur de la voiture : le confort (voir Le lancement de l'Amazon (1956-1957) — présentation, prix et premières livraisons).

Train avant : triangles superposés

L'essieu avant adopte des ressorts hélicoïdaux et des triangles superposés de longueurs inégales (bras supérieur plus court, bras inférieur plus long de chaque côté), tous deux montés sur silentblocs caoutchouc. Cette architecture, classique et éprouvée (le Volvo Owners' Club la qualifie de « race-bred », empruntée aux pratiques de la compétition), a pour elle une grande simplicité d'entretien : le réglage du carrossage, du chasse et de l'inclinaison de pivot se fait uniquement par cales, sans outillage spécialisé.

Train arrière : ressorts hélicoïdaux et bras longitudinaux

À l'arrière, Volvo abandonne les ressorts à lames au profit de ressorts hélicoïdaux montés sur des bras longitudinaux (bras de poussée) isolés par silentblocs caoutchouc, complétés par deux tirants de couple et une barre Panhard entre l'essieu et le châssis pour contenir les mouvements latéraux. Sur les modèles antérieurs à 1966, ce train arrière utilise un seul bras radial par côté, en tôle emboutie en deux moitiés soudées — une pièce identifiée comme fragile et sujette à une corrosion sévère, largement remplacée depuis sur le parc roulant actuel ; à partir de 1966, un système à double bras longitudinal, plus durable, lui succède.

Un entretien radicalement simplifié

Volvo met en avant, comme preuve du troisième principe fondateur (facilité d'entretien), un chiffre marquant : le train avant de l'Amazon ne compte que 5 points de graissage à réviser tous les 5 000 km, contre 17 points toutes les 1 500 km sur la PV444 qu'elle complète.

Le cas particulier du break (P220)

Pour abaisser le plancher de charge du break, le train arrière est spécifiquement redessiné : bras longitudinaux renforcés et repositionnés sous l'essieu, structure de poutres renforcée (voir La carrosserie du break Amazon (P220) — ingénierie d'un hayon en deux parties). Les breaks utilisent des bras de suspension arrière plus robustes, dotés de silentblocs en caoutchouc et aluminium de plus grande taille — dont l'usure excessive peut, selon le Volvo Owners' Club, aller jusqu'à fissurer le bras lui-même sous l'effet des sollicitations supplémentaires.

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Provenance de cette fiche
Site source
worldofvolvo.com ; volvoclub.org.uk
Date d'extraction
12 sept. 2026
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