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§ 02 · Moteur

Le moteur Twin Spark : une appellation héritée de 1914, deux architectures bien distinctes sur la 156

Alfa Romeo 156 · 1997–2007 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une appellation bien plus ancienne que son usage sur les 156

Selon Wikipédia anglais, la technologie « Twin Spark » (double bougie d'allumage par cylindre) n'est pas née dans les années 1980 : elle aurait été utilisée pour la première fois sur une monoplace de Grand Prix Alfa Romeo dès 1914, puis reprise sur les voitures de course du début des années 1960 (GTA, TZ) avant d'être introduite sur les modèles de série à partir du milieu des années 1980, à la fois pour améliorer les performances et pour répondre au durcissement des normes antipollution.

Une rupture d'architecture derrière la continuité du nom

Ce même article distingue avec précision deux générations de moteurs Twin Spark bien différentes sur le plan technique, bien qu'elles portent le même nom commercial. La première génération, à 8 soupapes, équipe les Alfa 75, 164 et 155 : elle dérive directement de la lignée historique du bialbero (Twin Cam) dessinée par Giuseppe Busso pour la Giulietta en 1954 (voir la genèse complète de cette lignée dans le dossier Giulietta, qui documente notamment son ultime évolution transversale sur la 155 jusqu'en 1997) — bloc et culasse en alliage léger, chemises humides en fonte, distribution par chaîne duplex. La seconde génération, à 16 soupapes, est celle qui équipe la 156 : selon Wikipédia anglais, elle appartient en réalité à la famille de moteurs modulaires Pratola Serra du groupe Fiat (dite « famille B »), avec un bloc en fonte nettement plus lourd (pour sa rigidité et son coût de production) et une culasse en alliage, la distribution étant assurée par courroie plutôt que par chaîne. Le nom « Twin Spark » perdure donc sur la 156 par continuité marketing et par fidélité au principe du double allumage, sans filiation mécanique directe avec le bialbero historique de la marque.

Un double allumage aux fonctions différentes selon le nombre de soupapes

Sur le moteur 8 soupapes, les deux bougies par cylindre sont positionnées symétriquement de part et d'autre de l'axe vertical du cylindre et s'allument simultanément, ce qui raccourcit la distance parcourue par le front de flamme et autorise une avance à l'allumage réduite ainsi que des mélanges plus pauvres. Sur le moteur 16 soupapes de la 156, la configuration diffère : une bougie occupe la position centrale classique des culasses multisoupapes, tandis que la seconde, de diamètre plus réduit, est logée en bordure de chambre de combustion entre une soupape d'admission et une soupape d'échappement — une position qui, selon Wikipédia anglais, a un effet marginal sur la puissance maximale mais améliore sensiblement la stabilité de combustion au ralenti, y compris avec des mélanges très pauvres (jusqu'à un rapport air/carburant de 18:1).

Trois cylindrées au catalogue de la 156

Le moteur Twin Spark 16 soupapes équipe la 156 en trois cylindrées successives : 1,6 litre (1 598 cm³), 1,8 litre (1 747 cm³) et 2,0 litres (1 969 cm³), pour des puissances allant de 120 à 155 ch selon le millésime — voir le détail complet des puissances et de leurs évolutions Euro II/Euro III dans Le lancement de septembre 1997 : Salon de Francfort, gamme initiale et accueil commercial immédiat et 2002 : le JTS à injection directe essence remplace le Twin Spark 2.0, le Multijet arrive sur le diesel (ce dernier documentant le remplacement du 2,0 Twin Spark par le 2.0 JTS en 2002).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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